21.11.2009

Samedi

 

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20.11.2009

D’or et de lumière

 

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Sascha SCHUERMANN

 

19.11.2009

Pour Taoufik

S’il n’y a

Le vécu

Le quotidien

Le senti

Le Respiré

Et le bien vu

Il y a aussi

L’idéal

Le combat

Le sacrifice

L’assumé

Et le bien consenti

Mais les soirs

S’il vente fort

Dans les cœurs

Se morfonde

Et crie sa douleur

…Ça retient ses pleurs

 

Un poème de prison par Taoufik Ben Brik : « Le Poète et le Tyran »

 

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Reporters sans frontières a rendu public, mardi 17 novembre 2009, un texte inédit de Taoufik Ben Brik. Ce poème intitulé “Le Poète et le Tyran” a été rédigé depuis la prison de Mornaguia, où le journaliste et écrivain est incarcéré. Taoufik Ben Brik est placé sous mandat de dépôt, pour “atteinte aux bonnes mœurs”, “diffamation”, “agression” et “détérioration des biens d’autrui”. Son procès a eu lieu à Tunis, ce jeudi 19 novembre. Il risque jusqu’à cinq ans de prison ferme.


Le Poète et le Tyran

Monsieur le Juge,
le prévenu a-t-il droit à une parole licite ?
Comment, alors que vous m’interrompez
exigeant un non ou un oui…
Le droit, je vous le dis, votre Honneur,
Pour nous autres Arabes,
qui sommes Peuple amateur de préliminaires
avant toute réponse !

 

A présent, vous allez m’écouter…
Le marché, la grand-place, le ventre de la ville
grouillent de cette clameur :
La Justice, en mon pays, est inexistante
La Justice passa et s’en fut
La Justice a rejoint le Sein du Seigneur,
qui fit que nul n’est pérenne
fut-il Magnifique ou Tyran

 

Ne vous souciez point de ces mots,
Les gens sont saisis de fièvre délirante
et d’hallucinations
J’ai vu, quant à moi, de mes propres pupilles
ce que la cécité des mécréants ne saurait distinguer,
le fin mot de l’histoire :

 

La justice n’est pas absente,
c’est la cause qui est illusoire,
ou l’accusation, si vous préférez, qui peine à exister
condamnée qu’elle fut à la peine capitale
Nous sommes alors aujourd’hui jugés et condamnés
en manque d’accusation
comme l’Amant est en manque de sa bien-aimée,
Je me consume de désir pour une accusation savoureuse.

 

Monsieur le juge vénérable
scrutez bien avec moi ces fariboles
exercez votre perçant jugement :
L’on m’accuse d’avoir administré une torgnole
à une dame innocente,
de l’avoir gratifiée d’une ruade,
d’avoir tiré sa chevelure de sirène,
griffé ses joues de pomme rouge,
brisé ses côtes de gazelle…
Comment un poète peut-il commettre autant de fautes de goût ?

 

Notre poète disait
“Nous aimons le pays comme nul ne l’aime”
Je réponds en contrepoint,
“J’aime les femmes comme nul ne les aime”

 

A toutes les femmes de la terre et des cieux j’ai chanté :
La foudre a tonné sur les contreforts du Kef
Son écho a atteint les confins des terres de Abid
J’ai cru entendre là le tonnerre de Dieu
c’était en fait le rire de ma bien-aimée

 

A la policière travestie je voudrais dire :
Tu es la bien-aimée, tu es le poème,
mais où se cèle donc la vérité ?
Tu fus dure avec moi,
sans répit ni nuance
J’aurais préféré que tu me taxes d’assassin
ou de voleur de tout ce qui fut thésaurisé durant votre règne
Mais rosser une femme ? Quel désastre !
Où donc se cèle la vérité ?

 

La vérité est que je me suis aventuré
dans les recoins du palais du dragon
Une promenade devenue cauchemar sans issue
La vérité est que c’est une affaire
entre moi et Zaba le Grand,
souverain du pays
Une affaire qui concerne Hallaj le poète et le Tyran
Charlie Chaplin et le Dictateur
Shéhérazade et Shahryar…

 

Dites à mon geôlier de ne pas se fâcher
Je ne suis, quant à moi, pas en colère
l’esprit en paix
non pas parce qu’innocent,
parce que coupable de l’avoir dépouillé
de ses derniers masques et parures
de l’avoir laissé nu comme un nouveau né
en proie aux moqueurs et aux ricanants

 

Ceux qui ne sont point familiers du soleil
sont atteint, à la lumière, de glaucome
Le soleil se lève, alors sauve toi, Vampire !
Buveur de sang !
Fuis ! Fuis ! Et fais ce qu’il te plait
Mes paroles sont libres
comme le souffle de la brise !
Aucune geôle ni aucune cage
ne peut retenir le fugitif qui te parle
de derrière ces barreaux :

 

Quand la récitation servile
sera étouffée par la Bonne Nouvelle
le Jour venu,
tu seras humble et poli…
Carthage, cette tombe lugubre où manque le cadavre…

 

L’idiot fléchira pour faire place à l’étendard et à la bataille
Tu lâcheras la bride à la démesure
et n’étouffera point le hennissement de ta monture
Elle porte en sa croupe un combattant…

 

Plaidoyer du détenu N° 5707
Bloc H, Aile 2, Cellule 2
Prison civile de Mornaguia

Taoufik Ben Brik

 

Lien 1 : http://www.rsf.org/spip.php?page=article&id_article=3...

Lien 2 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taoufik_Ben_Brik

 

17.11.2009

Que de bleu ! (13:40)

 

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15.11.2009

Reliefs

 

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Over

 

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A tous mes amis et ceux que je visite et lis, qu’ils ne s’étonnent pas de constater mon passage sans laisser de traces, de commentaires dans leur blogs hébergés par « over-blog »: c’est que depuis un certain temps je n’y arrive plus. Je n‘ai pas essayé de comprendre faute de temps mais cela ne m’empêche pas de m’excuser auprès de vous tous.

 

14.11.2009

Pause café

 

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13.11.2009

Confucius

L’autoportrait de Confucius : «A 15 ans, je me suis consacré à l'étude; à 30 ans, j'en avais acquis les fondements; à 40 ans, je n'avais plus de doutes; à 50 ans, je comprenais les dispositions du Ciel; à 60 ans, je pénétrais le sens profond de ce que j'entendais; à 70 ans, je suivais ce que mon cœur désirait sans excéder la juste mesure.»

Comme le soleil fait de l’ombre, l’intellect produit ses toxines, afin que le mental s’auto empoisonne et la conscience s’inflige la sensation d’abattement. Quand la lassitude morale se superpose à la fatigue physique du quotidien pour la lester et sans la gommer. Quand la vie qui continue, se prolonge sur un fil. Quand les rêves n’arrêtent pas de déserter. Quand l’affection pour les proches s’amenuise pour finir remisée en quarantaine. Quand la douce nostalgie se voit polluer aux spores tueurs d’espérances, alors il est facile de venir dans ses soieries et son confort philosopher sur un bien être, un bonheur et un accomplissement de soi. La sagesse n’est elle pas un luxe dans ce monde de brut ?

Lien : http://bibliobs.nouvelobs.com/20091105/15708/confucius-au...

 

11.11.2009

Journey to Addis, encore une fois

 

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Waiting for the tide - Denis Grzetic

 

En début de "ma soirée" j’étais à la recherche de « Journey to Addis » de Third World, mais voilà il n’y avait de disponible que « 96 Degrees In The Shade »…

 

09.11.2009

Le mur des barbares

 

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Ce soir ont commencé des festivités pour célébrer le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin. Une séparation dont le symbolisme a dépassé le cadre de l’ancienne capitale allemande pour désigner un bornage entre un monde occidentale libérale, démocratique et un bloc soudé par une idéologie d’état au service de la suprématie de l’URSS. L’enthousiasme vu, étalé, et sans minimiser l’immense espoir offert aux populations de derrière « le rideau de fer » par cet événement, cette liesse est celle d’un capitalisme victorieux, se muant naturellement en un libéralisme mondial plus sauvage, sanguinaire et ravageur. Cette nouvelle architecture du monde dit « libre » et libéré du monstre communiste, se hâtera deux ans après non pas de pacifier une région chaude au moyen orient, mais d’abroger en 1991 une résolution de l’ONU (de 1975) qui faisait du sionisme une forme de racisme et de discrimination raciale. Ce sionisme enfin redevenu fréquentable, sera le maitre d’œuvre d’un autre mur en Palestine sans que cela n’émeut, ni suscite un moindre intérêt.

Voici des extraits d’un livre paru en 2002, de Jean Ziegler, « Les nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résiste » chez Fayard. Un livre de circonstance.

« La réalité du monde mondialisé consiste en une succession d’îlots de prospérité et de richesse, flottant dans un océan de peuples à l’agonie ». Page 38.

« La plupart des hommes du tiers-monde subissent aujourd’hui les affres de l’enfermement territorial. Leur pays devient leur prison. Comme les serfs du Moyen Âge, ils sont rivés à la glèbe. Ils ne peuvent plus quitter leur pays d’origine, quelles que soient la faim et misère extrême qui y règnent » Page 80.

« Tout homme est habité par les pires passions, des énergies destructrices, la jalousie, l’instinct de puissance. Par lucidité, il abdique une partie de sa liberté au bénéfice de la volonté et du bien public. Avec ces semblables, il fonde la « règle commune», l’Etat, la loi. » Page 121.

« Qu’est-ce qui fait la force d’un Etat, et plus particulièrement d’un Etat démocratique ? C’est avant tout l’idée qu’il incarne ! » Page 124.

« Un Etat qui ne donne pas à ces citoyens un sentiment de sécurité, ne leur assure pas un minimum de stabilité sociale et de revenu, un avenir prévisible, et ne garantit pas un ordre public en conformité avec leurs convictions morales est un état condamné » Page 125.

« Les luttes s’inventent sur le terrain. Elles ne se décrètent pas. Mais les forces sont dispersées. Il faut donc construire des fronts. Telle est la méthode qu’applique la nouvelle société civile planétaire en voie d’émergence. » Page 299.

 

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08.11.2009

Le quartier de mon adolescence, ce soir

 

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Ce dimanche entre deux ondées une éclaircie

 

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07.11.2009

Fatma est libre

 

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L’information de la libération de Fatma vient d’arriver, il y de cela quelques dizaines de minutes. Reste-t-elle à la disposition de l’instruction ? Des charges seront-ils retenus contre elle ? Reviendra-t-elle en prison, perdra-t-elle encore sa liberté ? Pourquoi pas hier, où même avant-hier, pourquoi aujourd’hui date d’arrivée de Ben Ali au pouvoir, 22 ans depuis ? Et le sort des autres détenues, car il en reste ? A quand une amnistie générale, le recouvrement des droits, tous les droits, indemnisations, excuses… ?

Fatma est libre. Même s’ils restent encore quelques nuages dans le ciel, félicitations à Fatma, et merci à tous pour ce bel élan de solidarité.

 

Ils ne te bâillonneront pas Fatma

 

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Ivano Coltellacci – Jail

 

Ce ne sont que des mauvais moments

Fatma

Personne n’est habitué à ce genre de lieu

Fatma

Nos pensées sont avec toi

Fatma

Et c'est tellement dur de te le dire

Fatma

Si dure de te savoire là-bas

Fatma

 

 

 


 

 

06.11.2009

Liberté pour Fatma

 

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Communiqué de RSF :

http://freearabicca.wordpress.com/2009/11/06/communique-r...

 

Non au harcèlement de Fatma Arabicca

Suite aux menaces proférées par le candidat au score stalinien, la moissonneuse-batteuse a fait son travail de fauchage et d’arrachage brutal des voix qui ont osé, Taoufik Ben Brik et Slim Boukhdhir ont fait les frais. Et maintenant il parait que la mâchoire d’acier se tourne vers d’autres, les voix du net. Notre amie Fatma Arabicca, dont le blog a disparu, est interrogée au quotidien par la police depuis quatre jours, si ce n’est du harcèlement, de l’intimidation, quel qualificatif donner à ce genre de traitement ?

Lien 1 : http://www.africa-times-news.com/2009/10/tunisie-le-journ...

Lien 2 : http://tnkhanouff.hautetfort.com/archive/2008/11/10/la-de...

 

 

04.11.2009

Les prisonniers du bassin minier sont enfin libres

 

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Selon des informations la ville minière de Rdayef est en liesse ce soir. Ces femmes étaient dans la rue, filles, compagnes et mères ont manifesté et crié leur soutient aux leurs, les prisonniers du bassin minier. Elles sont enfin soulagées.

 

 

03.11.2009

Such a shame

 

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Disait la chanson, celle que j’affectionnais il y a de ça fort longtemps, chez moi ou chez mes parents ou plus exactement chez ma mère, devant une chaine de télé italienne captée en UHF uniquement l’été, les jours de forte chaleur…

It’s a shame !

 

01.11.2009

Nuage

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L’homme en flaque d’eau, en tache d’encre ou en morceau de nuage dans le ciel. Etre insaisissable, lointain, chimérique, immatériel, ombre d’une ombre, murmure dans une oreille en chocolat amer d’une figurine plantée dans un  gâteau de sucre et de miel …

Ce qui est certain est que demain est un lundi…

 

31.10.2009

Ma tante

Je viens de rentrer de Ghar El Melh triste et pour cause, j’étais visiter ma tante paternelle, j’en ai qu’une. Elle a été hospitalisée, des mois, et vient de rentrer, elle a un cancer métastasé et ces enfants lui cachent ça.

 

Chauds les marrons chauds

Ils sont terribles les signaux que ne cesse d’envoyer le monde moderne aux restes de l’humanité. Après une incroyable levée de boucliers par certains hommes, d’états, de cultures et intellectuels suite à l’incarcération de Roman Polanski, voila qu’un débat surgit (encore un au nord bien sur et non dans ces marécages du sud où rien ne bouge) suite à la mise en examen de l’ancien président français, Jacques Chirac. Et si pour ce dernier, le fonctionnement des institutions n’est pas remis en cause, pour le moment, dans la première affaire, par cynisme les « fans » du réalisateur pédophile ont osé exprimer des doutes à propos de la justice américaine, reléguant au second plan l’abomination de l‘acte lui-même ! Alors faudra t-il s’attendre à une évolution des mœurs, de la perception  par la doxa aboutissant à une décriminalisation pure et simple, où la gravité des faits reprochés s’estompera face à l’état d’avancement dans l’âge, à la possible altération de l’image d’un pays, au talent et à la notoriété ? Le monde occidental est-il déjà en déclin ?

 

30.10.2009

Les seins de Mnasidika

 

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Illustration d’origine inconnue mais floutée par mes soins

 

Un beau poème érotique de Pierre_Louÿs :

Les seins de Mnasidika


Avec soin, elle ouvrit d'une main sa tunique
et me tendit ses seins tièdes et doux,
ainsi qu'on offre à la déesse
une paire de tourterelles vivantes.

'Aime-les bien', me dit-elle; 'je les aime tant!
Ce sont des chéris, des petits enfants.
Je m'occupe d'eux quand je suis seule.
Je joue avec eux; je leur fais plaisir.

Je les lave avec du lait. Je les poudre
avec des fleurs. Mes cheveux fins qui les
essuient sont chers à leurs petits bouts.
Je les caresse en frissonnant.
Je les couche dans de la laine.

Puisque je n'aurai jamais d'enfants,
sois leur nourrisson, mon amour; et,
puisqu'ils sont si loin de ma bouche,
donne-leur des baisers de ma part.'


Extrait de « Les_chansons_de_bilitis »

Lien 1: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Lou%C3%BFs

Lien 2: http://www.florilege.free.fr/recueil/louys-les_chansons_d...

 

صــبــاح الــخــيــر

Parmi les formules de politesse, le salut matinal, le « good morning » souhaité en arabe est mon préféré. « صــبــاح الــخــيــر », essayé de prononcer « sbeh il khir », où le h du matin pardon de « sbeh » est (à mon avis) ni aspiré, ni muet, il est ce son émis par l’air expiré comprimé à sa sortie de la bouche sur la paroi supérieure de la gorge. Tout ceci pour dire que ce qui distingue une société civilisée d’une autre qui l’est moins, est, entre autres bien sur, l’existence ou l’absence relative de la courtoisie. Et si ces civilités jouent leur rôle de « lubrifiant » comme celui huilant les rouages mécaniques, entre les relations individuelles, cela limite les frictions et rehausse les échanges,  ce billet arrive suite à un ras le bol, un ras la casquette de ces derniers temps !

 

29.10.2009

En rentrant

 

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De l’avantage de ne pas conduire !