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22.03.2007

NaturaL MystiC

Propos mystiques !! Cela se pourrait…Verbes pleins de sagesses !! Sans aucun doute…Paroles pleines de religiosités !! Sûrement…Mais ces phrases misent dans un milieu stérile, dans une salle de laboratoire hostiles, hors du temps et de l’espace, dans une dimension ou aucun repère appelé religion n’est visible dans un horizon proche pour celui ou celle serait tenté d’y mettre pieds et échapper aux tourmentes des questions assaillants une âme mal armée et sans défenses…Alors, à qui pourrait-on attribuer ce ci, à Bouddha, Allah dieu des musulmans, Yahvé celui des juifs ou Jésus Christ dieu des chrétiens ?

A qui ? A simplement un humain, mais réel ?

Poser ces questions revient à passer à coté de l’essentiel, celui de savourer la sagesse de ces mots…ni plus, ni moins…vous êtes prévenus :

Bienheureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes, ils n'ont pas fini de s'amuser !

Bienheureux ceux qui savent distinguer une montagne d'une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas.

Bienheureux ceux qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d'excuses: ils deviendront sages.

Bienheureux ceux qui savent se taire et écouter: ils en apprendront des choses nouvelles !

Bienheureux ceux qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux: ils seront appréciés de leur entourage.

Et je suis tenté de finir par ceci, car il ne manquerait plus que cela :

There's a natural mystic blowing through the air
If you listen carefully now you will hear
This could be the first trumpet, might as well be the last
Many more will have to suffer
Many more will have to die - don't ask me why...

 

Commentaires

"Heureux êtes-vous si vous savez sourire et oublier une grimace. Votre route sera ensoleillée."

Ecrit par : Enriqueta | 22.03.2007

bein dis donc, ça a l'air chouette chez toi!
je repasserai ce soir après le boulot!
reste éveillé!

et vive le diplo!

Ecrit par : jim | 26.03.2007

"Ô bien heureux qui peut passer sa vie
Entre les siens franc de haine et d'envie,
Parmi les champs, les forêts et les bois,
Loin du tumulte et du bruit populaire,
Et qui ne vend sa liberté pour plaire
Aux passions des princes et des rois !

Il n'a souci d'une chose incertaine;
Il ne se plaît d'une espérance vaine ;
Nulle faveur ne le va décevant,
De cent fureurs il n'a l'âme embrasée
Et ne maudit sa jeunesse abusée
Quand il ne trouve à la fin que du vent.

Il ne frémit quand la mer courroucée
Entre ses flots contrairement poussée
Des vents émus soufflant, horriblement,
Et quand la nuit à son aise il sommeille
Une trompette en sursaut ne l'éveille
Pour l'envoyer du lit au monument.

L'ambition son courage n'attise ;
D'un fard trompeur son âme ne déguise ;
Il ne se plaît à violer sa foi ;
Des grands seigneurs l'oreille il n'importune ;
Mais, en vivant content de sa fortune,
Il est sa cour, sa faveur et son roi.

Je vous rends grâce, ô déités sacrées
Des monts, des eaux, des forêts et des prées,
Qui me privez de pensers soucieux,
Et qui rendez ma volonté contente,
Chassant bien loin ma misérable attente
Et les désirs des coeurs ambitieux.

Dedans mes champs ma pensée est enclose;
Si mon corps dort, mon esprit se repose,
Un soin cruel ne le va dévorant.
Au plus matin la fraîcheur me soulage ;
S'il fait trop chaud je me mets à l'ombrage,
Et s'il fait froid je m'échauffe en courant.

Si je ne loge en ces maisons dorées,
Au front superbe, aux voûtes peinturées
D'azur, d'émail et de mille couleurs,
Mon oeil se plat des trésors de la plaine
Riche d'oeillets, de lis, de marjolaine
Et du beau teint des printanières fleurs.

Dans les palais enflés de vaine pompe,
L'ambition, la faveur qui nous trompe,
Et les soucis logent communément;
Dedans nos champs se retirent les fées,
Reines des bois à tresses décoiffées,
Les jeux, l'amour et le contentement.

Ainsi vivant, rien n'est qui ne m'agrée :
J'ois des oiseaux la musique sacrée,
Quand au matin ils bénissent les cieux,
Et le doux son des bruyantes fontaines
Qui vont coulant de ces roches hautaines
Pour arroser nos prés délicieux.

Que de plaisir de voir deux colombelles,
Bec contre bec, en trémoussant des ailes,
Mille baisers se donner tour à tour,
Puis, tout ravi de leur grâce naïve,
Dormir au frais d'une source d'eau vive,
Dont le doux bruit semble parler d'amour !

Que de plaisir de voir sous la nuit brune,
Quand le soleil a fait place à la lune,
Au fond des bois les nymphes s'assembler,
Montrer au vent leur gorge découverte,
Danser, sauter, se donner cotte-verte,
Et sous leurs pas tout l'herbage trembler !

Le bal fini je dresse en haut la vue,
Pour voir le teint de la lune cornue,
Claire, argentee, et me mets à penser
Au sort heureux du pasteur de Latmie;
Lors je souhaite une aussi belle amie,
Mais je voudrais en veillant l'embrasser.

Ainsi la nuit je contente mon âme,
Puis quand Phébus de ses rais nous enflamme
J'essaye encor mille autres jeux nouveaux ;
Diversement mes plaisirs j'entrelace,
Ores je pêche, or' je vais à la chasse,
Et or' je dresse embuscade aux oiseaux.

Je fais l'amour mais c'est de telle sorte
Que seulement du plaisir j'en rapporte,
N'engageant point ma chère liberté ;
Et quelques lacs que ce dieu puisse faire
Pour m'attraper, quand je m'en veux distraire,
J'ai le pouvoir comme la liberté.

Douces brebis, mes fidèles compagnes,
Haies, buissons, forêts, prés et montagnes,
Soyez témoins de mon contentement !
Et vous, ô dieux, faites, je vous supplie,
Que cependant que durera ma vie
Je ne connaisse un autre changement."
Desportes,

désolée Khanouff, la beautée du texte et telle que je n'ai pas pu m'empêcher de le mettre ds son intégralité :))

Ecrit par : Phèdre | 26.03.2007

@ jim : t'es ou ? :)
@ Phèdre : d’après maître google généreux et gratuit pour l’instant c’est de Philipe Desportes (1546-1606), cela ne nous rajeuni pas trop trés chère ;)

Ecrit par : khanouff | 26.03.2007

c'est certain qu'il serait heureux le type qui ne se soucie de rien.... il paraiterait qu'on nait tous avec un manque qu'on cherche à combler, une perfection à atteindre, une plenitude à (re)trouver... (tout ça si on soustrait les tracas de la vie, de la survie pour des millions d'humains!)
sinon, très beau texte de sir Desportes (et le tien aussi ;)).... j'arrive à comprendre et pourtant il date! :)

Ecrit par : nissette | 28.03.2007

@ nissette : même Euclide et Pythagore datent et pourtant ils servent encore :)

Ecrit par : khanouff | 29.03.2007

tiens donc? ;)... mais je reste mobilisée pour la preservation du legs des anciens!! :))

Ecrit par : nissette | 30.03.2007

:))
Tu veille bien tard !!! Faut aller se coucher, ou on n’est pas aligner sur le même fuseau horaire? :))

Ecrit par : khanouff | 30.03.2007

mais oui , on est sur le même fuseau horaire...( enfin, je crois bien) juste une frontiere. ;)
les jeunots ont de l'energie à revendre, n'est ce pas? il faut canaliser tout ça!! :)

Ecrit par : nissette | 30.03.2007

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