« 2007-06 | Page d'accueil
| 2007-08 »
31.07.2007
Le vieux et la mer
- Tu envoi le petit demain ?
J’entendais mon père derrière la porte entre ouverte de ma chambre répondre à son frère aîné au bout du fil :
- T’as enfin les pieds à terre ? Bien…Pour combien de temps… ?Oui, non…il n’a pas été bon ce trimestre, tu dois le savoir…
Mon père, ce militaire de carrière ne tient pas tête à son vieux loup de mer de frère.
Le marin endurci, irrécupérable et perdu à jamais aux yeux des proches, célibataires mais ne dit-on pas une femme dans chaque port, avec en sus un neveu faisant office de moussaillon le temps des pauses, haltes, retours à la maison bâtie à Cap E.
Je pourrais noircir des milliards de feuilles décrivant, racontant mes vacances passées dans ce qui ressemblait plus à un refuge de gardien de phare qu’a autre chose.
Mon vieux marin d’oncle m’annonce t-on tard ce soir …par téléphone, est ramené d’urgence au pays, à terre…02:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.07.2007
Glory day
Il s’abat
S’affale
Et grimace
En silence
Mon corps
Comme un cheval mort
S’écroule
Dans ce tourbillon
De poussière stérile
Plutôt mourir ainsi
Partir
Périr
S’évanouir
Se dissoudre, disparaitre
Et tout de suite
Que de continuer de vivre
Dans un monde
...sans femmes
01:22 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
25.07.2007
Me ABBOU est enfin libre
00:34 Publié dans Mes convictions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Hold up
Des bruits courent au sujet d’une prochaine libération de Me ABBOU à l’occasion des célébrations de la fête de république. Me ABBOU est l’avocat, libre, démocrate, épris de justice et surtout ayant osé parler de la mise à sac du pays par une poignée de privilégiées.
Et puis qui a demandé l’instauration de la république et la mise à mort du règne des beys en Tunisie ???
Je ne suis pas un nostalgique, mais un rappel historique du fait que la proclamation de la fin du règne des Husseinites, n’a pas été une volonté populaire, un désir ardent des sujets révoltés de sa majesté, une demande portée haut par le peuple, mais la réalisation du fantasme d’un homme abreuvé aux sources d’une nation ayant accomplie par elle-même et ces sans culottes le besoin de se défaire de leurs têtes couronnées.
00:20 Publié dans Mes convictions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.07.2007
Moïse
Ok, c’est décidé, je vais me faire prédicateur, annonceur de bonne parole, oui, avoir ma chaine télé, apparaitre avec mon teint basané, mes moustaches au Buffalo, mon bouc dissimulant mal mon bon au point, et vas appeler à venir à moi trainant des mains et des genoux écorchés en sang.
Je vous parlerai de paradis et coucherai avec vos femmes, prêcherai la bonne conduite et abuserai de vos filles.
Plus rien ne m’arrêtera, rien, mes larmes auront beau se déverser en océans déchainés, je serais Moïse et me ferais un chemin aux travers.
Il est tellement naïf d’être honnête parmi vous que vais me faire évangéliste.01:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Conclusion !
« T'as toujours ta place ici et tu n'as rien à changer dans tes projets sauf que l'amour n'est plus au rendez-vous, j'ai trop souffert je t'aimais fort mais tu pensais qu'à toi et ta vie, désolée... »
Que faire ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????
00:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.07.2007
Bouddha couché
Si j’ai mis un Bouddha couché sur mon blog, c’est que j’ai toujours rêvé, aimé et pensé fort aussi –pourquoi pas tant qu’on y est-, donc, j’espéré que l’essence même du bouddhisme pourrait-être dans le vrai et tout le reste dans le tort, tellement je hais cette vie, ces conditions, ce qui la compose, la régie, ce qui gravitent de médiocre, de malsain et autres autour.
L’essentiel dans cette philosophie –à mon sens- est le respect de tout, car et selon l’idée conductrice, la vie est une perpétuelle continuité : naissance, vie, mort, réincarnation et apparition dans une autre forme, ce que j’aurais aimé, croire, passée cette connarde de vie qu’est la mienne, est me retrouver même dans le plus hideux des êtres vivants, mais heureux.
Finalement si le Bouddha est couché est que mon espoir de voir le rêve se réaliser est aussi mince que de voir cette statue se mettre debout par elle-même, ici aussi, prends fin la vie de ce blog…17:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
14.07.2007
Red Hot Chili Peppers
Piment, piment qu’as-tu fait de mes entrailles !!!
Elle prétexte du trop de travail
Pour s’éclipser en douce
Et couper court à tout…
Minuscule piment
Plein de venin
Piment de contrées des mesquins
Qu’as-tu fait des tripes de tes maîtres !!!
Je ne l’appellerai plus
T’oublierai
Serai que plus heureux
Et surtout plus riche
De silence
Verts, jaunes ou même rouges
A la jamaïcaine
Piments de toutes les haines
Merci toujours
De m’avoir affranchi01:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.07.2007
Aux petits matins, aux urgences...
Ami d’enfance
Et de toujours
Camarade de classes
Compagnon de route
Jovial et peu bavards
D’amabilité pas du tout avare
Fin stratège de nos jeux
Servant et courtisan
De tous ce qui portent jupons
Mais aussi
Après ces années
Le manipulateur des mots
L’adorateur de J. Charpentreau
L’ Ogre des livres
S’enfonce dans sa neurasthénie
Le célibataire endurci
Le théoricien d’une utopie
D’un univers retouché
Le fumeur invétéré
Buveur, et de cafés
L’amoureux d’Evora
Se trouve depuis l’aube naissant
Cette nuit
Accablé et vaincu
Dans ce triste hôpital
Dans un lit avec son mal11:02 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11.07.2007
L’entre-cote
Au restaurant l’entre-cote
M’a été servi bien sur
De l’entre-cote
Une carafe de vin rouge
Estampillé de l’enseigne des lieux
L’entre-cote
Il y avait foule dehors
Et moi vissé devant mon plat
A l’entre-cote
Une grande assiette de frites avec
Et de l’entre-cote
De l'eau plate aussi
Pour aérer mon vin
Un plateau de fromage
Une crème brûlée en guise de dessert
Et c’est déjà la fin du rêve
A l’entre-cote
Si ce n’est la serveuse
Lasse d’attendre…
Moi aussi
Car c’était l’hiver dernier
A l'entre cote
13:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note






