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30.09.2007

Las de battre seul le pavé

Par une nuit perverse

De désirs enfouis

Un silence verse

Dans les méandres de l’oubli

Le souvenir d’une caresse

Dans un dos raidi

Par les gouttes éparses

D’une soudaine pluie

Et d’envies tenaces

D’en découdre à même le parvis

Et du coup, libérant avec force

Nos muscles d’attente endoloris

28.09.2007

L’insoutenable légèreté…des mots

        A fleurs des mots

        Au satin de la peau

        Aux inévitables sursauts

 

        A peine défait le négligé

        Au souffle déjà irrégulier et saccadé

        Aux halètements criards, effrénées

 

        À l’effluve jouissive du calme

        Au torrent de gratitude, des larmes

        Aux trêves engourdies des armes

(To be continued)

25.09.2007

Here comes the rain again

Enfin elle est la l’averse automnale attendue et crainte aussi. Cette appréhension s’est vérifiée encore une fois par les détriments et les perturbations occasionnés. Dans le quotidien et fidèle à sa réputation la généreuse ondée a tout balayé, inondé chaussées et trottoirs, noyé jusqu’au plafond des voitures parquées aux sous-sols des bâtiments, tous sali mis hors service, immobilisées les transports en commun qui n’ont plus rien de commun depuis des lustres. Elle s’est transformée en torrent surprenant écoliers, passants, badauds et pauvres gens à la limite des crises de nerf face à la perpétuelle inaptitude des responsables à trouver les solutions adéquates aux phénomènes climatiques récurrents depuis la nuit des temps, au moment où des milliards sont octroyés généreusement dans des projets futiles ou n’ayant d’intérêt que grossir les comptes bancaires des pilleurs attitrés.

24.09.2007

Saint Jacques

Etre son propre autodafé

L’incendiaire et le brulé

L’indolent et le forcené

Le haïe et le gâté

Esprit universelle auras-tu enfin

Indulgence et de moi pitié ?

Ne t’ais-je pas à l’arrivé d’un chemin

Parsemé et à même le pavé

Avec des coquilles dorées

De Saint Jacques la ville cloutée

Pour que dans l’anonymat, secrètement

Moi l’incroyant un jour prié

Et même des cierges brulés

Afin de pouvoir et toujours

La revoir et continuer

Et ainsi espérer la fin

Du tourment sans fin

23.09.2007

Le rêve du chamelier

Le poste de Stéphanie dédié à la chanson de Baschung « Madame rêve », m’a inspiré ce ci :

 

Le rêve du chamelier

 

Madame, madame dis moi

Si je saurais un jour « transplaner »

A toi, si prise par et occupée

A tous mettre, ranger

Et débarquer, arriver

Au beau milieu de tes jouets

D'une jalouse et forte poignée

Le bric à brac balayé, jeté

La porte d'un geste cadenassée

Non pas pour t'effrayer

Mais pour couper

Cours au fantasme fait

D'être plus d'un au fait

Et de toi seule s'occuper

Remuer, soulever, ôter, replacer

Faire tordre grimacer

D'extase déborder de partout, jubiler

Faire voltiger, planer, décoller

Quitter terre, mer, et même pensée

Suis le chamelier
 

Et non pas un vulgaire gadget

20.09.2007

"Imagine" John Lennon

Aux lisières des toujours non-dit

S’installent les faux oublis

Et aux bouts des interminables nuits

S’achèvent lamentablement les insomnies

Flouée et fatiguée elle aussi

Une obscurité honteuse s’enfuit

 Faisant place net  au début d’une autre

Maligne, encore, dévergondée journée

Aux lisières du toujours non-dit

Du grossièrement mal reproduit

Le trop vécu peu à peu se déconstruit

Un soi même comme un jouet dépérit

Un  monde meilleur s’évanouit

A trop le rêver, le fantasme se déconfit

Réveille-toi idiot le spectacle

Est déjà fini

17.09.2007

Ecœuré

Et voilà le travail, des propos hors de tout et sans aucun égard. Au début il était question d’une opinion exprimée au sujet d’une radio, la décision politique de faire cette radio, de la passivité, du contenu choisi qui s’il n’est pas contestable c’est ce mode de dirigisme à la soviétique qui décide pour vous ce qui est bon et ce qu’il n’est pas. La création de cette radio n’a pas été initiée par une quelconque instance religieuse indépendante, comme par exemple radio Vatican, n’a pas été non plus sur demande populaire constatée et n’a pas été aussi par initiative privée qu’un quelconque mécène ou entrepreneur. La manière, le texte attaqué a certes parodié une certaine manière d’écrire mais il n’est pas question (à mon avis) de caricaturer le Coran, il suffit d’aller voir les anciens livres pour reconnaître rapidement cette manière d’écrire et la similitude avec le billet incriminé et non voir en lui un quelconque blasphème.

Enfin viens la déferlante de haine, d’expressions en dessous de la ceinture, et pour terminer le dernier commentaire qui me fixe une place, me désigne un rôle, m’attribut  une nationalité et demande à une amie, pas seulement une bloggeuse, d’aller voir ailleurs, et que l’endroit est réservé. J’ai perdu le goût de continuer, vive la mort de la créativité, de la liberté d’expression et vive la bêtise.

16.09.2007

BTB t’es génial

Une ville de plus de cinq cent milles habitants et encore non pourvue de connexion à l’ADSL ou autre moyen d’accès à vitesse décente à Internet, j’en rage, j’ai une des connexions les plus pourries…

Ce soir une amie à des milliers de kilomètre m’appelle me parle puis à la fin me fait remarquer qu’un blog est livré au lynchage systématique pour avoir exprimé son opinion à propos de la création d’une chaine de radio dédié aux psalmodies et récitations du Coran. Après m’être littéralement tombé de rire, tellement le texte est d’une beauté « divine », que me suis précipité pour commenter mon approbation au lut et mon désintéressement totale des autres, et voila qu’a une heure tardive je n’arrive toujours pas à ouvrir la page des commentaires. Alors je ne trouve que ce moyen pour exprimer toute ma sympathie, ma solidarité, ma compréhension et mon amitié à ce cher et non moins talentueux BTB.

La caravane passe…

14.09.2007

L’armée des douze bémols

Boire sans s’épancher

Dévorer sans se rassasier

Aspirer sans s’époumoner

 

Faire sans y croire

Concéder sans recevoir

Marcher sans voir

 

Gravir sans atteindre

Souffrir sans geindre

Offrir sans feindre

 

Toucher sans blêmir

Supporter sans tressaillir

Endurer sans gémir

12.09.2007

Insomnie²

Et ma fatigue

Qui me tue

Et mon sommeil

Qui me fuit

C’est mon lit

Qui s’apitoie

Et je m’en tape

Et j’ai beau

Me lever très tôt

Et j’ai beau

Trimer comme deux

Au soir venu

Rien n’y fait

Suis toujours

Aux aguets

Et à l’affut

Du moindre bruit

Me reviendras-tu ?

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