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28.12.2007
Espoir
Il fut un temps, où le simple geste d’arracher la dernière feuille marquée à l’ultime jour de l’année revêtait une particulière théâtralité et émotions réelles, sincères, bien ressenties en tout cas. Mais plus le temps passait, plus la carapace se durcissait, le décore pâlissait et l’émoi se muer en fade, froid désintéressement. La nouvelle année vous dites ? La belle affaire, le temps est une dimension continue même si notre perception de son passage serpentant comme un boa sans queue ni tête, ne l’est pas. Nous avons beau installer nos balises, nos imaginaires bornes temporelles afin de marquer telle date ou tel évènement, il s’en fiche éperdument de nos manières de le repérer, le tatouer, il glisse entre nos doigts, sur notre peau, la totalité de notre corps. J’entends des appels lointains, mes yeux semblent entrevoir des lumières nouvelles, même ma bouche voudrait croire, mais rien ressemble encore et encore à rien, l’année dernière, celle-ci et encore celle attendue, à fêter son arrivée, à congratuler proches et moins, ressemblera au fait à toutes les autres. Les vibrations de l’air dans les tympans, les images, les saveurs et aussi les saisons seront ou presque les mêmes. Cela n’empêchera pas de me préparer à faire des vœux, souhaiter, espérer et vouloir des nouvelles sonorités, senteurs, saveurs, brefs des lendemains moins tristes, moins difficiles.
08:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
26.12.2007
ATEF qui se reconnaîtra
Pour ce qui reste et ce qui suit
Pour toute ma thèse et en qui
J’avoue avoir toujours crus
En cet amour offert ou cueilli
L’histoire
Dite ne peut qu’être ici
Silencieuse, solennelle et réfléchie
Deux fous
L’un de l’autre se sont épris
De loin
Et comme à tue-tête
Virtuellement continuaient
A s’interpeller les nuits
En cours et de journée
Matin, midi, soir
Et peut être voire
Dans leurs rêves
En peines, en pleurs
Maintenant désormais
Seul(e) et sous la pluie
Pas un geste, même un cri
Ne suffira à décrire
Ce qui leurs a pris
De s’enticher l’un pour l’autre
Malgré ce qui les éloigne
Différencie
La distance, tout les détruits
En peines, en pleurs
Maintenant désormais
Seul(e) et sous la pluie
23:45 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
25.12.2007
Journée du billet blanc
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00:05 Publié dans Mes convictions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.12.2007
Journée de la note blanche ou du billet blanc
18:00 Publié dans Mes convictions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Sans remords
« Et pourtant » de Charles Aznavour
Un beau matin je sais que je m'éveilleraiDifféremment de tous les autres jours
Et mon cœur délivré enfin de notre amour
Et pourtant, et pourtant
Sans un remords, sans un regret je partirai
Droit devant moi sans espoir de retour
Loin des yeux loin du cœur j'oublierai pour toujours
Et ton cœur et tes bras
Et ta voix
Mon amour
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant
J'arracherai sans une larme, sans un cri
Les liens secrets qui déchirent ma peau
Me libérant de toi pour trouver le repos
Et pourtant, et pourtant
Je marcherai vers d'autres cieux, d'autres pays
En oubliant ta cruelle froideur
Les mains pleines d'amour j'offrirai au bonheur
Et les jour et les nuits
Et la vie
De mon cœur
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant
Il faudra bien que je retrouve ma raison
Mon insouciance et mes élans de joie
Que je parte à jamais pour échapper à toi
Dans d'autres bras quand j'oublirai jusqu'à ton nom
Quand je pourrai repenser l'avenir
Tu deviendras pour moi qu'un lointain souvenir
Quand mon mal et ma peur
Et mes pleurs
Vont finir
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Pourtant, pourtant, je n'aime que toi...
08:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20.12.2007
Tatouage

Un couloir mi-éclairé, dégagé
Débouchant sur une alcôve
Au plafond rond, voutée
Triste non pas à se sentir mourir
Mais à se préparer à ne plus sentir
Puis une salle d’attente meublée
De froid, envahie de vide, drapée
Seulement par les pleurs
Déversés d’un vieux violon
Vibrant désespérément, résonnant
Entre ces murs en briques rouge sang
Et puis moi, poirotant, tournant en rond
Et passe, passe le temps
Egrène les secondes
Fustige tout les moments
Questionne les instants
Incapables de réponses
Harangue les heures d’attente
Pour enfin de compte
Me décider à laisser traces
Et dessiner, graver, tatouer
Toutes les empreintes déposées
Par les journées mornes
Et les interminables nuits
Ordinateur sur les genoux transis
Fatigués par tant et tant et autres
Martèlements de touches de clavier
Entre cliquetis et calmes mélangés
Aux sons de beaucoup de musique débitée
Exodus, mouvement de soulèvement
Des milliards de neurones en colères
Et embrasement des cicatrices béantes
Ouvertes recevant l’encre du tatoueur
Baume, bénédictions apaisantes
Et la aussi ? Demanda t-il
Pointant vers mon excroissance virile
Oui, et pourquoi pas
Plus par lassitude, désinvolture
Ainsi l’art ira, sera, pénétrera
Se répondra au plus profond
Des intimités…où la vie un jour sera…
23:40 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18.12.2007
Verbatim vivant
J’ai muré mes écrits
Mis sous terre mes cahiers
Détruits mon clavier
Asséché mon encrier
Cassé mes plumiers
Brisé mes stylos
Saccagé mon bureau
Pour que plus rien ne subsistera
Et personne ne saura
Aucun ne sentira
Ni de prés regardera
Pour que demain
Serais vivant parchemin
Car je me ferais
Sur tout le corps tatoué00:05 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
16.12.2007
X-Men
Il fait trop froid ce matin, me suis arrêté sur l’autoroute à la seule station service pour faire le plein d’essence, de caféine, et malgré moi, de passagères doses matinales d’émotions. Des piécettes laissées prés de sa tasse vide…Et ça n’arrêtes pas de déverser, de pleuvoir au dehors, derrière les larges façades embuées, sur la table encore un bout de papier sur lequel et que le serveur n’a pas jugé bon de débarrasser, persiste des traces sucrée de son parfum, non, un peu, les mots non ramassés, un adieu peut être, un aveu, et devant mon café noir voyeur malgré moi, lisant…Demain, je prends l’avion…dit-elle à la fin…Oui demain, me suis dis, une autre partira, loin…
Libre enfin…
00:05 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
08.12.2007
« Même si » Les Rita Mitsouko…Et pourtant ce qui suit est trés sérieux
Que d’événements se sont passés, comme si le temps allait m’accorder une pause mais c’était sans compter sur ce même soleil s’effondrant lamentablement devant un soir décidé pour s’en remettre honteux de sa lâcheté le lendemain et pointer le bout de son nez à mon grand désarroi d’avoir à affronter une nouvelle journée. Au quotidien avec la tête de tous les jours cela vas de soit, rasé de prés, toujours et dés le réveille, parcourant les distances, avalant les kilomètres séparant la couche non pas d’ozone mais celle aux draps défaits sans trop de regrets vers le bureau, admiré la belle cassure, et à mis chemin de mes divagations entre les interstices entre lectures écritures, les sujets sérieux, les propos légers, les messageries d’entreprise, mes pas arpentant les après midi des couloirs éthérés et puis et puis et puis et enfin des dimanches voués pour la terre entière à commencer et finir par les pestiférés, les misérables, le dernier cercle des militants des non consanguins, mais des autres, amis, activistes, ardents défenseurs de causes en communs et d’autres moins, si prés des convictions, écoutant, partageant, participant …
Compte rendu de mémoire et à la volée de ces jours passés : M. Ali Ben Salem, enfin, a gagné symboliquement un minuscule combat pour lui l’homme, une grande victoire pour les autres, nous, contre ces tortionnaires, la dictature et la machine répressive à travers cette décision onusienne.
Les grévistes de la faim, ont arrêté depuis un temps, pour le grand soulagement de leurs amis, sympathisants et militants pour la défense des libertés, un homme debout est toujours plus utile que mort. Debout et libre voulais dire, même après une année d’injuste emprisonnement…liberté pour Slim Boukhir.
Encore un blog frappé par la main imbécile du myope censeur, et dire que chaque année des brillants ingénieurs rejoignent les couloirs du ministère de l’intérieur afin d’aider à mieux infiltrer, espionner, saccager, détruire, en un mot pourrir non pas la vie de pseudos ennemis de la chère patrie, mais d’hommes et de femmes n’ayant eu comme seul tort que le simple fait d’avoir pensé autrement.
Plus de Dailymotion, de Youtube, ni de Tunisienews, mais plus de pages de puants canards noircies avec les dernières discutions du budget 2008 aux annonces de plus d’exonérations pour l’exportation et autres compagnies aériennes, ainsi nos gendres et beaux frères passeront mieux les fêtes de fin d’année à l’abri des yeux et aux penses et caisses plus remplies.
Une journée de manifestation passive le 25 de ce mois froids pour continuer de protester contre l’intolérance et l’exclusion. Oui, pourquoi pas, agir ne rends pas imbécile, bien au contraire, ne rien faire crétinise. D’ici cette date, la journée du dix décembre, journée mondial des droits de l’homme, journée nationale de la proclamation de l’affreuse loi «de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent », tristement appliquée depuis pour briser des vies et rendre la rancœur et l’extrémisme plus aiguisée et plus souterrain. D’ici la les adhérents et militant fêteront cette datte onusienne ce dimanche le 9, bien sur dans la rue, les sections régionales fermées et ceinturées par une police politique qui ne manqueras pas de molester les plus hardis.
Finissons en beauté cette foutue année 2007 (…)23:30 Publié dans Mes convictions | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note






