« 2007-11 | Page d'accueil | 2008-01 »

28.12.2007

Espoir

Il fut un temps, où le simple geste d’arracher la dernière feuille marquée à l’ultime jour de l’année revêtait une particulière théâtralité et émotions réelles, sincères, bien ressenties en tout cas. Mais plus le temps passait, plus la carapace se durcissait, le décore pâlissait et l’émoi se muer en fade, froid désintéressement. La nouvelle année vous dites ? La belle affaire, le temps est une dimension continue même si notre perception de son passage serpentant comme un boa sans queue ni tête, ne l’est pas. Nous avons beau installer nos balises, nos imaginaires bornes temporelles afin de marquer telle date ou tel évènement, il s’en fiche éperdument de nos manières de le repérer, le tatouer, il glisse entre nos doigts, sur notre peau, la totalité de notre corps. J’entends des appels lointains, mes yeux semblent entrevoir des lumières nouvelles, même ma bouche voudrait croire, mais rien ressemble encore et encore à rien, l’année dernière, celle-ci et encore celle attendue, à fêter son arrivée, à congratuler proches et moins, ressemblera au fait à toutes les autres. Les vibrations de l’air dans les tympans, les images, les saveurs et aussi les saisons seront ou presque les mêmes. Cela n’empêchera pas de me préparer à faire des vœux, souhaiter, espérer et vouloir des nouvelles sonorités, senteurs, saveurs, brefs des lendemains moins tristes, moins difficiles.

26.12.2007

ATEF qui se reconnaîtra

Pour ce qui reste et ce qui suit

Pour toute ma thèse et en qui

J’avoue avoir toujours crus

En cet amour offert ou cueilli

L’histoire

Dite ne peut qu’être ici

Silencieuse, solennelle et réfléchie

Deux fous

L’un de l’autre se sont épris

De loin

Et comme à tue-tête

Virtuellement continuaient

A s’interpeller les nuits

En cours et de journée

Matin, midi, soir

Et peut être voire

Dans leurs rêves

En peines, en pleurs

Maintenant désormais

Seul(e) et sous la pluie

Pas un geste, même un cri

Ne suffira à décrire

Ce qui leurs a pris

De s’enticher l’un pour l’autre

Malgré ce qui les éloigne

Différencie

La distance, tout les détruits

En peines, en pleurs

Maintenant désormais

Seul(e) et sous la pluie

25.12.2007

Journée du billet blanc

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

24.12.2007

Journée de la note blanche ou du billet blanc

Des bloggeurs tunisiens se sont mis d’accords pour manifester leurs soutient à la liberté d’expression et dénoncer la censure sous toutes ces formes, surtout après l’hystérie qui semble avoir frappé l’imbécile ciseau castrateur ces derniers jours charcutant à droite et à gauche. Le moyen suggéré pour s’y faire et de dédier le 25 décembre 2007 à une note blanche, un billet blanc où carrément s’abstenant de publier quoi que ce soit pendant cette journée. Mais comment savoir si telle ou tel a apporté son soutient à cette noble revendication ? Le meilleur moyen –à mon avis- est de publier un billet ce 25, intitulé « Journée du billet blanc » et ne rien écrire dans le corps du texte si ce n’est mettre les fanions proposés en langue arabe ou en français. Nos amis, lecteurs ou simples visiteurs des pays arabes et d’autres endroits dans le monde sont priés chaleureusement de nous manifester leurs soutiens si c’est possible par les moyens qu’ils jugeront utiles, et merci d’avance.

Sans remords

En souvenir des belles paroles d’une belle chanson, écouté ce matin sur la route. En souvenir dune fête passé, d’une ville, d’une compagnie il est grand temps de regarder vers l’avant.

 


« Et pourtant » de Charles Aznavour

Un beau matin je sais que je m'éveillerai
Différemment de tous les autres jours
Et mon cœur délivré enfin de notre amour
Et pourtant, et pourtant

Sans un remords, sans un regret je partirai
Droit devant moi sans espoir de retour
Loin des yeux loin du cœur j'oublierai pour toujours
Et ton cœur et tes bras
Et ta voix

Mon amour

Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant

J'arracherai sans une larme, sans un cri
Les liens secrets qui déchirent ma peau
Me libérant de toi pour trouver le repos
Et pourtant, et pourtant
Je marcherai vers d'autres cieux, d'autres pays
En oubliant ta cruelle froideur
Les mains pleines d'amour j'offrirai au bonheur
Et les jour et les nuits
Et la vie
De mon cœur

Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant

Il faudra bien que je retrouve ma raison
Mon insouciance et mes élans de joie
Que je parte à jamais pour échapper à toi
Dans d'autres bras quand j'oublirai jusqu'à ton nom
Quand je pourrai repenser l'avenir
Tu deviendras pour moi qu'un lointain souvenir
Quand mon mal et ma peur
Et mes pleurs
Vont finir

Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Et pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Pourtant, pourtant, je n'aime que toi
Pourtant, pourtant, je n'aime que toi...

20.12.2007

Tatouage

0d77e100fc2fa2109322d4559589b7ab.gif

 

Un couloir mi-éclairé, dégagé

Débouchant sur une alcôve

Au plafond rond, voutée

Triste non pas à se sentir mourir

Mais à se préparer à ne plus sentir

Puis une salle d’attente meublée

De froid, envahie de vide, drapée

Seulement par les pleurs

Déversés  d’un vieux violon

Vibrant désespérément, résonnant

Entre ces murs en briques rouge sang

Et puis moi, poirotant, tournant en rond

Et passe, passe le temps

Egrène les secondes

Fustige tout les moments

Questionne les instants

Incapables de réponses

Harangue les heures d’attente

Pour enfin de compte

Me décider à laisser traces

Et dessiner, graver, tatouer

Toutes les empreintes déposées

Par les journées mornes

Et les interminables nuits

Ordinateur sur les genoux transis

Fatigués par tant et tant et autres

Martèlements de touches de clavier

Entre cliquetis et calmes mélangés

Aux sons de beaucoup de musique débitée

Exodus, mouvement de soulèvement

Des milliards de neurones en colères

Et embrasement des cicatrices béantes

Ouvertes recevant l’encre du tatoueur

Baume, bénédictions apaisantes

Et la aussi ? Demanda t-il

Pointant vers mon excroissance virile

Oui, et pourquoi pas

Plus par lassitude, désinvolture

Ainsi l’art ira, sera, pénétrera

Se répondra au plus profond

Des intimités…où la vie un jour sera…

18.12.2007

Verbatim vivant

J’ai muré mes écrits

Mis sous terre mes cahiers

Détruits mon clavier

Asséché mon encrier

Cassé mes plumiers

Brisé mes stylos

Saccagé mon bureau

Pour que plus rien ne subsistera

Et personne ne saura

Aucun ne sentira

Ni de prés regardera 

Pour que demain

Serais vivant parchemin

Car je me ferais

Sur tout le corps tatoué

16.12.2007

X-Men

Il fait trop froid ce matin, me suis arrêté  sur l’autoroute à la seule station service pour faire le plein d’essence, de caféine, et malgré moi, de passagères doses matinales d’émotions. Des piécettes  laissées prés de sa tasse vide…Et ça n’arrêtes pas de déverser, de pleuvoir au dehors, derrière les larges façades embuées, sur la table encore un bout de papier sur lequel et que le serveur n’a pas jugé bon de débarrasser, persiste des traces sucrée de son parfum, non, un peu, les mots non ramassés, un adieu peut être, un aveu, et devant mon café noir voyeur malgré moi, lisant…Demain, je prends l’avion…dit-elle à la fin…Oui demain, me suis dis, une autre partira, loin…

Libre enfin…

08.12.2007

« Même si » Les Rita Mitsouko…Et pourtant ce qui suit est trés sérieux

Que d’événements se sont passés, comme si le temps allait m’accorder une pause mais c’était sans compter sur ce même soleil s’effondrant lamentablement devant un soir décidé pour s’en remettre honteux de sa lâcheté le lendemain et pointer le bout de son nez à mon grand désarroi d’avoir à affronter une nouvelle journée. Au quotidien avec la tête de tous les jours cela vas de soit, rasé de prés, toujours et dés le réveille, parcourant les distances, avalant les kilomètres séparant la couche non pas d’ozone mais celle aux draps défaits sans trop de regrets vers le bureau, admiré la belle cassure, et à mis chemin de mes divagations entre les interstices entre lectures écritures, les sujets sérieux, les propos légers, les messageries d’entreprise, mes pas arpentant les après midi des couloirs éthérés et puis et puis et puis et enfin des dimanches voués pour la terre entière à commencer et finir par les pestiférés, les misérables, le dernier cercle des militants des  non consanguins, mais des autres, amis, activistes, ardents défenseurs de causes en communs et d’autres moins, si prés des convictions, écoutant, partageant, participant …

Compte rendu de mémoire et à la volée de ces jours passés : M. Ali Ben Salem, enfin, a gagné symboliquement un minuscule combat pour lui l’homme, une grande victoire pour les autres, nous, contre ces tortionnaires, la dictature et la machine répressive à travers cette décision onusienne.

Les grévistes de la faim, ont arrêté depuis un temps, pour le grand soulagement de leurs amis, sympathisants et militants pour la défense des libertés, un homme debout est toujours plus utile que mort. Debout et libre voulais dire, même après une année d’injuste emprisonnement…liberté pour Slim Boukhir.

Encore un blog frappé par la main imbécile du myope censeur, et dire que chaque année des brillants ingénieurs rejoignent les couloirs du ministère de l’intérieur afin d’aider à mieux infiltrer, espionner, saccager, détruire, en un mot pourrir non pas la vie de pseudos ennemis de la chère patrie, mais d’hommes et de femmes n’ayant eu comme seul tort que le simple fait d’avoir pensé autrement.

Plus de Dailymotion, de Youtube, ni de Tunisienews, mais plus de pages de puants canards noircies avec les dernières discutions du budget 2008 aux annonces de plus d’exonérations  pour l’exportation et autres compagnies aériennes, ainsi nos gendres et beaux frères passeront mieux les fêtes de fin d’année à l’abri des yeux et aux penses et caisses plus remplies.

Une journée de manifestation passive le 25 de ce mois froids pour continuer de protester contre l’intolérance et l’exclusion. Oui, pourquoi pas, agir ne rends pas imbécile, bien au contraire, ne rien faire crétinise. D’ici cette date, la journée du dix décembre, journée mondial des droits de l’homme, journée nationale de la proclamation de l’affreuse loi «de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent », tristement appliquée depuis pour briser des vies et rendre la rancœur et l’extrémisme plus aiguisée et plus souterrain. D’ici la les adhérents et militant fêteront cette datte onusienne ce dimanche le 9, bien sur dans la rue, les sections régionales fermées et ceinturées par une police politique qui ne manqueras pas de molester les plus hardis. 

Finissons en beauté cette foutue année 2007 (…)

Toutes les notes