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31.01.2008

Comment sauver une vie

Se cuirasser une destinée

Se déverser sans se dénuder

Le temps s’écoule traitre, glisse

S’insinue, silencieux rétrécie

Le temps irrite, brule, mine

Grave, tatoue, creuse ces rides

Et quant au soir venu

Il faut sermonner son esprit

Quant au soir il n’est plus

Question de taire son contrit

Afin de faire davantage vivre

Tenir un espace à soit s’affermir

S’exprimer, dire, faire embellir

Et enfin et pour chaque

Presque bouffé d’air aspiré

Mot dans la douleur déposé

Sans arrière pensée

Sans faux alibis ni infidélité

Ni à dessein, pourtant

On n’échappe aux plaies

De certains crocs acérés

30.01.2008

Fërci

Réveil au matin ou plutôt au début de la fin de la nuit, depuis la psychose de la grippe aviaire, plus aucun chant de coq chez les voisins, mais tout de même, a survécu l’appel à la prière de l’aurore. Il vient presque jamais ou rarement à l’esprit dans ces heures pathétiquement silencieuses de naissance de clarté de penser à noter tout en avalant son café, ni de penser à appeler une personne qui devrait à ces moments entrain de terminer de rédiger ces rapports de fin de services de nuit !!! Y-a-il eu des cas de « fêrcis » ?

29.01.2008

Du chaos…encore…

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28.01.2008

Lundi

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Lundi…syndrome des uns, début de quelque chose pour d’autres… pour moi ce n’est qu’une fin de cycle commencé le samedi …

27.01.2008

Dimanche, envie de fuir

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Dimanche, envie de marcher

26.01.2008

Samedi

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Samedi, samedi, samedi, samedi, samedi

25.01.2008

Remember

Remember when you were young (Photo de F. BEBBER)

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23.01.2008

Sabra et Chatila et coupe du monde 1982 / Gaza et coupe d’Afrique

Si « l’émotion est suspect d’hypersubjectivité » (formule empruntée) logée à la même enseigne que toute autre forme de sensibilité, du coup, faisant chanceler, douter de « l’objectivité » du raisonnement à conduire, de la prise de décision qui s’en suit et de la demande d’action concrète souhaitée. Si le plus petit pincement de cœur, toute sensation de douleur, de malaise ne sont en fin de compte que des interactions « intra muraux » de notre carapace. Si toutes ces réactions dites affectives attisées par des évènements se déroulant sous nos yeux, il n’en reste pas moins que ces stimulus ne sont pas pour autant des sensations subjectives des tragiques évènements se déroulant à Gaza.

Le million de personnes y vivant, femmes, hommes vieux et enfants, sont réels et aussi important, quelques soient nos nationalités, convictions religieuses et autres perceptions idéologiques du conflit en place. Alors demandons tous :

La fin du calvaire du peuple Palestinien!

20.01.2008

Les mots qui manquent

Ce sont les mots qui manquent le plus : peau, gestes, regards, yeux, air frais, souffle, doigt, toi sans moi, un sourire, un morceau de pain, ce sont les mots qui nous désertent aux moments où nous avons plus besoins d’eux…

Les mots pèles mêles, qui se ramassent à la pelle, en vrac, slam, trame, poème,  ou simplement, viens, elle,  à la tombée de la nuit me susurrer, me fredonner, son doux parfum, mon grain, ma folie face à ta sensualité, ma sublime, douce et joyeuse facétie…

Des mots déposés sur le quai de départ des paquebots cheminées fumantes et en partance vers l’espoir. Des mots en calles, décales, pousses les limites de notre imagination et ouvres grand nos fenêtres sur des horizons lointains, meilleurs, matins, midi, attablé à déguster au café de ce marché, soir tard enlacé et de tout repu …

Ce sont les mots qui manquent le plus…

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