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29.02.2008

La légende du blog maudit

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Les ondes, l'onde... Clifford ROSS
Voici ma contribution au jeu d'écriture le blog maudit, initié par équipières :
 
Une nuit d’hiver, sombre comme d’habitude, où tout au dehors se ressemblaient, et pas seulement les chats. Une nuit bien obscure et une mer, pas si loin de chez moi, rancunière, furieuse grondait, reniant et jetant avec hargne ses vagues sur les roches. Une nuit où suite à un sms anonyme reçu sur mon tel, j’ai pris mon courage à deux mains et mon clavier sur les genoux et fini par faire entrer lettre par lettre, l’adresse du blog que je venais de recevoir. Une nuit de grand orage, de grande rage, de fureur, de vent déchaîné et des branches d’arbres s’agitaient dans tous les sens en détresses de peur d’êtres arrachées. Une nuit où la furie de l’extérieur est arrivé jusqu'à dans ma chambre au moment du clique fatidique. Une nuit, où le temps s’est dilaté, éternisé, et moi comme cloué devant mon ordi en marche, où tout semblait se déverser de l’écran allumé. Au début j’ai cru avoir atterris sur un de ces sites trush et saturés de sons. Au début, il m’a semblé être en face d’un simple dérèglement des enceintes acoustiques ou de la carte son elle même, ou peut être aussi un couac du système d’exploitation qui me jouait des tours et qu’une réinstallation complète et un formatage salutaire du disque est plus indiqué comme seul remède de cheval à la situation d’emballement général où j’étais. Mais les évènements autour de moi prenaient une tournure digne d’un film de science fiction. Des messages, des phrases me parlant nominément, comme si de l’autre coté quelqu’un prenait un malin plaisir à mettre en ligne ces billets sous formes de questions qu’il m’adressait en personne. Et le plus ahurissant dans toute cette histoire est que mes doigts semblaient ne pas m’obéir et répondaient en commentaire à ce qui apparaissaient, disparaissaient, réapparaissent, s’écrivaient même parfois en ver et accompagné de sons bizarres. Ce manège a duré quelques minutes, une heure, deux ou une partie de la nuit ? Je ne saurais le dire. Mais ce qui est certain est que j’ai eu mon salut grâce à une coupure de courant, ou étrangement tout semblait s’être calmé d’un coup, aussi bien le boucan d’enfer venant du jardin que celui de l’intérieur de ma chambre.
Le lendemain, essayant de voir un peu plus claire dans les évènements de la nuit précédente, avant même de sortir de mon lit, j’ai commencé par fouiller dans mon tel où à ma grande surprise aucune trace du message ne fut trouvé comme si j’ai rêvé, ainsi que mon ordi, lui aussi n’a gardé aucune trace des folles péripéties de la veille et que ma détresse fut grande et mon effroi immense en me regardant dans le miroir de ma salle de bain et me retrouvant avec un visage vieilli d’une bonne vingtaine d’année…

 


The open road


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Marie-Claude_Strausz
 
 
Il n’y a plus beaucoup de bleu, la vie semble reprendre ces droits…
 
 
 
"A partir d'aujourd'hui je n'attends plus la bonne fortune: la bonne fortune c'est moi!
J'ai fini de me plaindre, j'ai fini de tergiverser, j'ai fini d'avoir besoin de ceci ou cela
Terminé le petit monde des récriminations, des bibliothèques, des critiques chagrines
Sans faiblesse ni grief, j'avance à découvert sur la piste.
Pour moi, la terre me suffit (...)".

Walt Whitman, Song of the open road ( 1856 )

22.02.2008

Blue lapis-lazuli

Je lève la tête

L’avais-je

Jamais baissée

Tiens droite

Ma silhouette

Est-ce que

J’ai un jour failli

Avance d’un pas

Comme si le temps

Pouvait reculer

Au contraire

Il me gratifie

D’un nouveau

Cheveu gris

Je regarde

Autour de moi

Des indifférents

Inconnus passent

Placides, pâles

Aux regards

Même narquois

J’en ai que faire d’eux

J’ai seulement

Si froids

Sur cette voie

21.02.2008

Enrhumé

 

 
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« Suite5 » - Nicolas Verrier

 

J’ai chopé un  rhum, tête lourde, yeux embués, front légèrement fiévreux et pas de force pour me traîner jusqu'à la pharmacie la plus proche…

 

20.02.2008

Tu me 'tagues', je te 'tague'

Fabienne viens de me ‘taguer’ et bien que, je suis peu ouvert à ce genre de jeu, je me plie en désignant mes six victimes, aux plaisirs de les voir participer.

D’abords les règles du jeu
1 Mettre le lien de la personne qui tague

2 Mettre le règlement sur votre blog

3 Mentionner 6 habitudes ou tics non importants sur vous même

4 Taguer 6 personnes dans votre billet en mettant leur lien

5 Aller les avertir directement sur leur blog

Alors :

1 Le lien                     : http://il-etait-1-fois.over-blog.org/

2 Le règlement            : C’est fait

3 Mes 6 habitudes :

  1. J’aime le café, et je bois en moyenne deux tasses par jour.
  2. J’aime les chats et les chiens, pour les chats j’ai quatre, pour les chiens, après la mort de mon berger allemand après une longue maladie, je compte adopter un ce printemps.
  3. J’aime écouter la musique, et s’il ne m’arrive d’en profiter que dans ma voiture c’est plus par contrainte que par choix…
  4. J’aime me couper les cheveux très cours, presque à ras même si je  n’ai pas la tête dégarnie.
  5. J’aime la littérature érotique ou je raffole -pour être plus exacte avec un clin d’œil au livre ‘Eloge des femmes mures’ de Stephen Vizinczey- du genre, et je précise bien érotique, non pas pornographique, ce n’est pas que je n’aime pas ce genre, mais j’aime surtout l’élégance du non dit devant la brutalité du crus, qui ne me choque pas, faut-il préciser que rien ne me choque, absolument rien.
  6. J’aime faire un tout petit peu de cuisine, bien que je ne trouve pas franchement le temps, je m’exerce à ce plaisir chaque samedi en préparant moi même le dîner.

4 Mes six ‘victimes’ sont (dans le désordre et sans aucuns égards à la parité, ce ci n’est pas la liste de mes ministres) :

            4-1 :            http://captainelili.blogs.psychologies.com/

            4-2 :            http://punkyreggaeparty.skynetblogs.be/

            4-3 :            http://dalida.over-blog.net/

            4-4 :            http://phedre.hautetfort.com/

            4-5 :            http://marioumadebariz.blogspot.com/

            4-6 :            http://transitworld.blogspot.com/

5 J’y vais :) 

19.02.2008

Aux souvenirs des femmes matures

Depuis le déménagement définitif de la famille des montagnes de Kroumirie pour les cotes limites nord  de la méditerranée, j’attrape en débarquant la plus vilaine des pneumonies. A quatorze ans mes poumons étaient habitués à un air certes moins iodé mais aussi moins humide ce qui m’a couté un séjour à l’hôpital. C’était pendant ma deuxième année secondaire où ma mémoire semble n’avoir retenu comme souvenir que celui de ma prof de math, ma ravissante, blonde à la peau si tachetée, épouse d’un responsable de la plus grosse usine de la région. Madame M. a suggéré à mes parents de m’offrir gracieusement ces services de rattrapage afin de résorber mon retard sur le reste de la classe. Et c’est ainsi que je me voyais à ma première séance, débarquer l’air gauche un vendredi après midi aux portails qui s’ouvraient à mon arrivée au passage du mari et du fils avec leurs raquettes de tennis, m’ignorant presque et joyeux de partir.

17.02.2008

Ciel argenté

Des pieds de nez aux convenances et aux douteux préceptes moraux injectés à variables doses depuis le début du développement de ma conscience réceptive à tout puis vomissant tout,  j’en ai fait. Des entorses aux règles dites de bonne conduite en société, si hypocrite comme elle est toujours, et malhonnêtement amnésique souvent, j’en ai fait. Des bras d’honneurs à la face des pseudos précepteurs du marche droit, prenant un malin plaisir à mimer telle ou tel libre penseur allongeant le bras, j’en ai fait. Des salvateurs sursauts de colère j’en ai rêvé, connues d’autres par tube cathodique interposé, lectures infinies, sur le mal-aimé ordre établit et contre l’injustice, l’oubli et l’ignorance. Certains de ces desseins se sont dessinés dans ma tête et dans mes cahiers, adossé à mes oreillers casque sur les oreilles avec des tonnes de décibels à me faire déchirer les tympans, j’en ai fait. Et maintenant, à cette étape de la vie où les vents ont changé et les vestes retournées, avec l’amer constat que tout reste à faire, les miettes d’acquis si âprement arrachées, risquent d’être simplement balayées et partir en fumée.

16.02.2008

« Allo maman bobo » Alain Souchon

Amère

Au point de ne plus

Parvenir à taire

Un silence confus

Et ne rien faire

De la déroute éperdue

Devant le faux, l’éphémère

Encombrant le vécu

Rêveur

Trop sensible par moment

Dans un monde couleur

Rouge sang et dégoulinant

De mépris, haine et rancœur

Que ne faut-il pourtant

Pour espérer plus de pâleur

Et du pastel dans les tons

15.02.2008

Gotique

Une vielle ville

Une rue de gris drapé

D’étroits trottoirs

Rien que du pavé

Bourgeoise jadis

La bourgade au soir

De tous les vendredis

De noir vêtus et parés

D’armes médiévales

Boucliers et autres épées

Jouant en silence

Des étudiants appliqués

Jusqu'à épuisement

En silence

...

...

... 

14.02.2008

Noir désir

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                                     ( http://www.rust2d.ru/ )

 

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