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31.03.2008

Les envies d’un chamelier

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Marche – Marie Laure Vareilles

 

 

De mes envies de faire du théâtre, de revoir la Sicile et de faire l’Espagne en voiture, mais avec le temps va tout s’en va, n’est ce pas Ferré.

Des mes envies de faire du cinéma, eh oui, cela aussi, mais tout s’évanoui, même les plus chouettes souvenirs…

De mes envies de prendre le large, de tout laisser tomber, à se sentir glacer dans un lit de hasard.

De mes envies surtout à parvenir à tout lire, tout voir, tout savourer, cultiver, cueillir, embrasser à bras le corps.

De mes envies à apprendre à jouer de la harpe, de la guitare et de la batterie, et pourquoi pas !

De mes envies à voir moins d’hypocrisie, de courbettes, de baise main, de roulades dans la poussière pour des misérables miettes.

 

30.03.2008

Passage à l’heure d’été…

Passage à l’heure d’été

Et si nous nous retrouverions

Là où rien ne manquerait

Ni le pain, ni la liberté

Dois-je m’extasier

D’une telle promesse

Rêverie

Désir, souhait, forte volonté

Taisez-vous mes trippes

Calmes-toi mon cœur

L’heure est si tardive

Pour de telle inanité

Je ne vais dormir

Mais sors reconquérir

Une ville flétrie par le temps

Vieillie, disons fatiguée

Comme moi

Passage à l’heure d’été

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Mickaël Ferraro - I know you from a previous incarnation
 

Passage à l’heure d’été

Et si nous nous retrouverions

Là où rien ne manquerait

Ni le pain, ni la liberté

 

28.03.2008

Escapade non programmée

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Escapade non programmée, évasion, séjour de trois jours afin de réfléchir à la sécurité des machins, la non truc de je ne sais trop dire mais enfin, dans ce bar, à cette heure, et avec un taux d’alcoolémie de l’ensemble des participants et présents additionnés voisinant les kilogrammes par litre, je trouve le temps de publier ces photos prises hier…

A vrai dire, je n’ai pas eu le temps de publier ce paragraphe, car la connexion WIFI dans le bar n’a pas fonctionné. 

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  Après un passage par la boite de nuit, les eurythimcs, les sweet dreams et autre David Guetta à 2h50 je publie cette note…Suis ratatiné comme tout, demain, j’ai une intervention à 9h, je vais avoir une tête de mort le matin…

26.03.2008

If you love somebody set them free (Sting)

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The Alley Man - Mikael Hörnlund
 

Continuer à courir

Derrière des chimères

Qui font miroiter

Des lendemains meilleurs

Un soleil qui se lèvera

Eblouira nos fenêtres

Nous réveilleras

Sur des désirs à renaitre

Ressemblants aux mots

Gribouillés tard les soirs

Pour devenir cet autre

Celui qui osera déguerpir

Sans ticket de retour

Et devenir amnésique

Afin de se refaire

Tout simplement réussir

Et se reconstruire

00:08 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : fuir

24.03.2008

De l’or en lingot

Hier c’était comme ça :

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  Le havre – Stéphane Tihy

Aujourd’hui c’est ainsi :

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  Bouchots – Julien Laurent

Mais ne dit-on pas que la pluie du mois de mars est de l’or en lingot !

  Almost gold – Claudio Naboni

22.03.2008

Pénurie de mots

Avec peu de mots j’entrevoie deux grands yeux, un gros nez et une affligeante myopie

Avec peu de mots j’entends des bruits incessants autour et partout souffle un vent mauvais

Avec peu de mots est rendu un vibrant hommage à l’artisan du désastre, sourire

Avec peu de mots, à vos souhaits, à leurs amours, au petit dernier

Avec peu de mots, noir c’est noir, mais sans sucre s’il te plait

Avec peu de mots, il reste un peu si tu en veux ?

Avec peu de mots, je vous demande pourquoi faut-il aboyer si fort quand il suffirait de demander doucement

Avec peu de mots, dites simplement comme nous, non à la présidence à vie, et le vingt mars chez moi, de surcroit

Avec peu de mots, la belle affaire dites vous, mais c’est toujours ça connars

Avec peu de mots, et une caresse sur la tête du bambin je demande, ta mère est la petit ?

Avec peu de mots, je me dis, souffle, il ne reste plus que deux étages

Avec peu de mots, il est sur que plus personne ne te remplacera, l’usine viens d’être délocalisée

Avec peu de mots, et un, et deux, et le monde s’en fou, et plus personne n’en veux de toi

Avec peu de mots, battes-toi si t’es un homme, pardon je vous ai pris pour tel

Avec peu de mots, il n’est jamais trop tard

19.03.2008

Accoutumance

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Claudia Shulz – Agitation
De mes archives cet écrit du 23-11-2005, publié à 23 :23 dans un de mes défunts blogs. 
 

Pertinence ou non-sens

Les mots s’égrènent, coulent, naissent

Et disparaissent entre mes doigts

Pour sied une apparente, et ridicule décence

Qui m’emprisonne dans les convenances

Alors qu’à la lisière de la naïveté

Qui n’en est pas une, juste une apparence

Ma liberté est bazardée

Au prix de cette maudite accoutumance

Qu’est l’écriture, mon apprentissage de l'impertinence  

Des phrases entières

S’entre choquent dans ma tête en silence

Et je me surprends, entrain d’entremêler les mots

A la recherche d’une hypothétique délivrance

Qui n’est en réalité, que le maintient en vie

De mes démons, générateurs de mes souffrances

Car ce soir et chez moi, au nord, s’abat une tempête

D’une précoce violence

Annonciatrice d’un froid

Et d’une solitude immense

Mais qui s’en souci

Qui s’en émeut

Qui accorde de l’importance

Chacun de son coin douillet

Chavire dans sa mielleuse somnolence

Et moi, comptable de ces minutes

Qui défilent avec insolence

Dans l’attente d’une voix, une silhouette, un parfum, une espérance

A cause de l’écriture et pour elle

Patience, patience, patience

17.03.2008

Miroir d'eau

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Julie Rey
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Xavier Rey
J’y ai été un jour au bord de ce miroir d'eau…Un an déjà…

16.03.2008

Je sors

Les dimanches après midi ne sont pas indiqués pour rêvasser si ce n’est ce ciel mi-bleu mi-laiteux et un temps assez venteux pour espérer une flânerie ailleurs que dans sa mémoire. Après les mots fléchés, le verre de thé, me suis trouvé à penser à un temps, se situant au dessus des soupçons et surtout pas si loin des heureux vingt ans. Des années sans grandes contrariétés ou presque, où l’argent était souvent rare certes mais avec le cœur toujours léger, un rien l’enrichissait, gratifiait et embellissait de beaux et jouissifs instants que procuraient les rencontres. En ces temps là, on s’aimait si fort, et pourtant faisait que se voir au début de chaque soir dans les rues d’une ville hospitalière tant que nous nous trimballons dans ces rues en parfait inconnus et sans la crainte de tomber nez à nez avec un père, un frère, un oncle ou même un lointain cousin. Chaque perron d’un immeuble, chaque réverbère éteint, chaque coin de rue plongé dans l’obscurité, offrait des rares, électriques et baveux délices dans des étreintes et longs, longs fougueux baisers. Parler de ces années, revenait à remonter le temps aux délices des souvenirs où étudiants, usant jusque la corde  nos Jeans par tout les temps sur les marches du théâtre municipal t’attendant, attendant ta venue pour donner le coup d’envoi à la plus folle des évasions, et partir courir une partie de la nuit…

Trêve de nostalgie, je sors faire un tour avec mon appareil photo sous le bras…

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