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28.04.2008

Bouffer votre merde et taisez vous

Sarko sera la pour nous vendre sa centrale nucléaire mais dont nous aurons tant besoin pour nos nécessités énergétiques. Sarko sera la pour mieux armer les pays du sud à freiner l’immigration, drôle de crédo pour un fils d’immigré. Sarko enfin sera la pour continuer à nous tenir cette langue de bois qui a tant appartenu aux chefs de l’exécutif français qui hors de la responsabilité clament tous leur amour pour les valeurs universelles de l’humanisme dont la France est le berceau, mais une fois intronisés c’est l’idéologie du pouvoir qui prévaut celle de bouffer votre merde et taisez vous. Alors en guise de cadeau de bienvenue au président du pays de la déclaration universelle des droits de l’homme, une invitation à comparaitre pour deux figures représentatives de la société civile tant muselée et dont beaucoup ne peuvent avoir entendu parler tant aussi la liberté de la presse elle aussi est lapidée, deux avocats, une femme et un homme. L’une est Me NASRAOUI, l’autre  est Me ENNOURI seront le jour de la venue de Sarko, le lundi 28 avril 2008  devant le substitut du procureur.   

Bienvenue monsieur le président sur la rive sud de la méditerranée…

Commentaires

après nous les mouches.. faut dire qu'on leur prépare un met de roi!
big bisous

Ecrit par : fab | 28.04.2008

Quelle honte ce président que l'on trimballe, je te jure! D'ajà que les autres ce n'était pas le top, celui-là les bat tous. Inculte, égocentrique au possible, fêtard et profiteur... bon la liste est si longue.
Je te renvoie à Victor Hugo, son pamphlet sur Napoléon le petit, on dirait lui. (et Napo lepetit a conquis la Tunisie...)
Désolée pour la longueur de l'extrait.
Bisous plein Khanouff.


Citation du jour : "Les hommes passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que la honte."

ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO :

Vous semblez vous tenir très informé de l'actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

Victor Hugo : Depuis des mois, il s'étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue. Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas.
Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c'est que dans toutes les qualités qu'on lui reconnaît, dans tous les éloges qu'on lui adresse, il n'y a pas un mot qui sorte de ceci :
habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises.
Fausses clés bien faites. Tout est là. Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu'on est en droit de l'attendre d'un élu à la magistrature suprême ?

Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur.
La toute-puissance serait fade si on ne l'assaisonnait de cette façon.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve si énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ?
On décompose l'aventure et l'aventurier. On ne trouve au fond de l'homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l'argent. Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n'est plus question d'être un grand peuple, d'être un puissant peuple, d'être une nation libre, d'être un foyer lumineux ; la France n'y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d'affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Victor Hugo : Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que la honte.
Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités. Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l'argent ; c'est ignoble, mais c'est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte. Une foule de dévouements intrépides assiègent l'Elysée et se groupent autour de l'homme. C'est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d'industrie.

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu'en dire ?
N'est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l'esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
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*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage "Napoléon le Petit ", le pamphlet républicain contre Napoléon III.
Entretien accordé par Victor Hugo... La personne dont il parle est...
Napoléon III...
Vous pensiez à quelqu'un d'autre ?

Ecrit par : polly | 03.05.2008

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