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23.05.2008
En apnée

Vedrana Mijic - Inhale
Quand j’annonce mon départ , je claironne sur les toits mon désespoir c’est pour revenir plus vite que ne suis parti, mais quand je me mure dans mon silence, me replie sur moi même à la recherche de quelques choses de perdues mais qui semble singulièrement n’avoir jamais étaient en ma possession c’est que la porte de sortie, la bouée de sauvetage, le passage à la délivrance n’est pas tout prés. Ce continu vas et viens, si - à l’instant - me fait penser à l’éternel retour de Zarathoustra, ce n’est en rien une exclamation de surprise, une obéissance à un désir immense, une volonté féroce d'atteindre la « surpuissance », bien au contraire de tout, aux antipodes de ces idées Nietzschéennes, c’est plus simplement une énième retraite aux fonds de mes grottes obscures afin de se rasséréner des bruits des disputes tant inutiles qu’hypocrites, du dehors, et de ces images de tant autres injustices, malheurs, catastrophes et morts servies à chaque instant sans crier gare.
«Toutes les choses reviennent éternellement, et nous-même avec elles. Tout s'en va, tout revient ; éternellement roule la roue de l'être. Tout meurt et tout refleurit, éternellement se déroule l'année de l'être.» Extraits du livre ‘’Ainsi parlait Zarathoustra’’ de F. NIETZSCHE, mais actuellement suis entrain de lire ‘’Sur la route’’ de J. KEROUAC, qui m’a aidé en quelque sorte à sortir la tête hors de l’eau et ouvrir mes poumons à l’air libre.
21:25 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : retour, humeur maussade, jack kerouac






Commentaires
je pense aussi que la vie est une roue qui tourne et t'entraîne mais quelques fois nous mettons nous même les freins à notre évolution et tournons dès lors en rond sans espérances autres qu'apprendre enfin et nous projetter serein dans le présent et l'avenir, oui la vie est grise, morne et triste mais comme dirait notre jacques brel "il nous faut apprendre à voir derrière la saleté..." et ainsi apprécier les simples joies, les vraies réalités de l'existence : le sourire d'un enfant, une fleur qui pousse entre les ronces, la main d'un ami, le soleil qui remplace la brume du matin ...:-)
big bisous
Ecrit par : fab | 24.05.2008
L'image est très parlante. Impossible pour moi de te faire un commentaire très élaboré (celui de Fab est excellent) car j'ai la tête dans le brouillard (4 jours au fond de mon lit pour une énorme rhino pharingite avec fièvre). Bon courage.
Ecrit par : enriqueta | 24.05.2008
sois bienvenu sur la route mon ami, je crois que tu vas adorer! ainsi que les autres livres de ce bon vieux irremplacable Jack! à plus!
Ecrit par : jim | 24.05.2008
Se réfugier dans sa caverne est pour moi une étape récurrente et indispensable. Quand on en sort, tout est bon, y compris l'air saturé de poussière.
Ecrit par : polly | 25.05.2008
ça fait plaisir de te voir refaire surface! belle émergence :)
Ecrit par : Phèdre | 25.05.2008
Dans le silence, on t`ecoute.
Ecrit par : Nissette | 26.05.2008
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