28.06.2008

T’attendre

« Elle a des yeux

Qui voient la mer

A travers la pluie qui

Descend »

Et pour bien

S’habituer

Au vide

Qui s’abat

Taire, vomir

Ecrire et broyer

Est aussi maculer

Enfanter, mettre bas

Et laisser, laisser tomber

Sans faire acte de fausseté

Sans crier gare

Sans dire halte

Sans hurler

Que  l’absence est si abjecte

Que l’attente est si douloureuse  

Mises à part

Les sensations confuses

Douleurs diffuses

Depuis qu’elle n’est plus là

01:26 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : vide

Commentaires

trop bo :)

Ecrit par : ornella | 28.06.2008

très beau en effet...
touchant même et c'est plutôt rare!
:)

Ecrit par : jim | 28.06.2008

douloureuse absence: qui est-elle? la mer l'a emportée?
Ton poème me ramène à ces instants difficiles où est partie définitivement ma mère. Il n'y a plus jamais eu d'attente.

Ecrit par : polly | 03.07.2008

@ Ornella : merci de ta visite
@ jim mon ami :)
@ polly : désolé d'avoir réveillé ces souvenirs...

Ecrit par : khanouff | 05.07.2008

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