31.10.2009
Ma tante
Je viens de rentrer de Ghar El Melh triste et pour cause, j’étais visiter ma tante paternelle, j’en ai qu’une. Elle a été hospitalisée, des mois, et vient de rentrer, elle a un cancer métastasé et ces enfants lui cachent ça.
21:36 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : famille, intimité, tristesse
Chauds les marrons chauds
Ils sont terribles les signaux que ne cesse d’envoyer le monde moderne aux restes de l’humanité. Après une incroyable levée de boucliers par certains hommes, d’états, de cultures et intellectuels suite à l’incarcération de Roman Polanski, voila qu’un débat surgit (encore un au nord bien sur et non dans ces marécages du sud où rien ne bouge) suite à la mise en examen de l’ancien président français, Jacques Chirac. Et si pour ce dernier, le fonctionnement des institutions n’est pas remis en cause, pour le moment, dans la première affaire, par cynisme les « fans » du réalisateur pédophile ont osé exprimer des doutes à propos de la justice américaine, reléguant au second plan l’abomination de l‘acte lui-même ! Alors faudra t-il s’attendre à une évolution des mœurs, de la perception par la doxa aboutissant à une décriminalisation pure et simple, où la gravité des faits reprochés s’estompera face à l’état d’avancement dans l’âge, à la possible altération de l’image d’un pays, au talent et à la notoriété ? Le monde occidental est-il déjà en déclin ?
11:08 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : droit de l'homme, droit et justice, humeur, politique américaine
30.10.2009
Les seins de Mnasidika

Illustration d’origine inconnue mais floutée par mes soins
Un beau poème érotique de Pierre_Louÿs :
Les seins de Mnasidika
Avec soin, elle ouvrit d'une main sa tunique
et me tendit ses seins tièdes et doux,
ainsi qu'on offre à la déesse
une paire de tourterelles vivantes.
'Aime-les bien', me dit-elle; 'je les aime tant!
Ce sont des chéris, des petits enfants.
Je m'occupe d'eux quand je suis seule.
Je joue avec eux; je leur fais plaisir.
Je les lave avec du lait. Je les poudre
avec des fleurs. Mes cheveux fins qui les
essuient sont chers à leurs petits bouts.
Je les caresse en frissonnant.
Je les couche dans de la laine.
Puisque je n'aurai jamais d'enfants,
sois leur nourrisson, mon amour; et,
puisqu'ils sont si loin de ma bouche,
donne-leur des baisers de ma part.'
Extrait de « Les_chansons_de_bilitis »
Lien 1: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Lou%C3%BFs
Lien 2: http://www.florilege.free.fr/recueil/louys-les_chansons_d...
23:04 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : erotisme, poésie, poésie érotique, plaisir, détente
صــبــاح الــخــيــر
Parmi les formules de politesse, le salut matinal, le « good morning » souhaité en arabe est mon préféré. « صــبــاح الــخــيــر », essayé de prononcer « sbeh il khir », où le h du matin pardon de « sbeh » est (à mon avis) ni aspiré, ni muet, il est ce son émis par l’air expiré comprimé à sa sortie de la bouche sur la paroi supérieure de la gorge. Tout ceci pour dire que ce qui distingue une société civilisée d’une autre qui l’est moins, est, entre autres bien sur, l’existence ou l’absence relative de la courtoisie. Et si ces civilités jouent leur rôle de « lubrifiant » comme celui huilant les rouages mécaniques, entre les relations individuelles, cela limite les frictions et rehausse les échanges, ce billet arrive suite à un ras le bol, un ras la casquette de ces derniers temps !
06:25 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : non accoutumance, impolitesse, fed up, connarres et connasses, ras le bol, ras la casquette, marre
29.10.2009
En rentrant

De l’avantage de ne pas conduire !
22:25 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : navette, nuit, soirée agitée
26.10.2009
Google earth

Aleksandar Sosic -Dreaming With Tears In My Eyes
Espérance
De cet endroit où je me tiens
Dans un endroit de ce pays où suis sensé exister
Dans un endroit de ce continent où plonge une partie de mes racines
En cet endroit du monde où se trouve une espérance
Et plus près, zoome, zoome
En cet endroit d’entre mes yeux, fulmine une colère
Dans un endroit de ma tête, bouillonne un cri
Dans ma bouche sèche, des mots s’arrachent
En cet endroit de moi, une destinée se dessine
Partir
23:03 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : abat la dictature, bassin minier, censure, démocratie, élection, faillite du liberalisme, gouvernance, intégrisme, jeu d'écriture, karcher, la liberté, mal être, noirceur
24.10.2009
Le chiffre insulte

Pendant plus de vingt ans, à des intervalles réguliers une mascarade est organisée et un argent fou dépensé pour la mise en scène d’une compagne électorale qui n’en est pas une. Demain avant minuit, en soirée précisément, l’ensemble du pays passera à l’horaire d’un très long hiver à l’annonce du chiffre insulte.
* Le chiffre insulte.
22:12 Publié dans Mes convictions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : résultat, élection, démocratie, liberté, choix, respect, droit de l'homme, participation, boycotte
23.10.2009
Annie Lennox

Annie Lennox – Photo d’origine inconnue
J’aimais écouter souvent Annie Lennox, un peu moins depuis un certain temps…
20:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : annie lennox, musique, pop, rock, octave
22.10.2009
Vertige de la liste
S’il y a un inimaginable, atroce choix à faire dans une détestable liste d’infirmités, un oui sera donné pour la cécité. Pour que je sois aveugle et tu seras enfin là à me parler. Et serai si désorienté qu’il n’y aura que ta main pour me guider…
23:32 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : umberto eco, amour, besoin d'air, changement, des mots, ecrire, femme, gondole, humeur, idées, jeu de mots, l'autre, main
Après le Bain

L’art, surtout le beau, l’harmonieux attire, exerce une influence, mais certaines œuvres posent plus de questions et offrent moins d’aveux. Ici, nul besoin de Photoshop, il n’est encore né, la retouche s’il y avait, était le pinceau de Paul Louis Bouchard. La blancheur laiteuse du corps sans visage à la cambrure étudiée avec la douceur d’un mollet malgré l’excessive hauteur du sabot, renvoient l’image d’une Venus aux formes rondes parfaites dans un décor où même la deuxième femme dans le tableau est presque assimilée à l’accessoire. Est-ce la vision de l’époque, ou seulement des supputations d’un pseudo critique qui se hasarde là où n’est pas sa place ? J’ai envi d’aller voir l’art d’une certaine sensualité orientale, d’une nudité à une époque où seulement des occidentaux ont eu à rendre compte. Pourquoi ? Par ce que le temps manque, par ce qu’on va droit dans le mur ou dans les profondeurs d’un tunnel, le résultat sera le même, il fera noir.
00:13 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : peinture, noir, nu





