29/07/2012

Nos monstres

« L’ancien monde a déjà disparu, le nouveau monde n’est pas encore là, et dans cet entre-deux les monstres apparaissent ». Cette citation d’Antonio Gramsci dépoussiérée a été utilisée dans des articles rédigés après que les résultats du scrutin d’octobre dernier nous ont vomis que désormais ils sont là. On pense les avoir identifié, et que nos cauchemars d’un passé proche ressembleront à des rêves d’enfants heureux face à ce que sera notre nouvelle réalité. Pourtant. La peur qui paralyse, l’incapacité à produire des idées, et l’ingéniosité sans limite à nous chercher des poux, à trouver des prétextes pour fuir, s’éloigner, s’isoler, démissionner, sont nos vrais ennemis. Nos monstres aussi, ne sont pas seulement les autres. Ils ne sont seulement ceux à la pilosité développée et aux thèses rétrogrades, ni les gardiens du temple, les plus que révolutionnaires, les purs parmi les purs et les rois de l’insulte et l’invective, non, nos monstres ont souvent un visage familier …

 

25/07/2012

Mars en août

L’exploration de l’univers en général et de mars en particulier me passionne.


La descente périlleuse de Curiosity sur Mars par LeNouvelObservateurt de mars en particulier me passionne.

 

11/07/2012

La Tunisie chante et danse

La Tunisie chante et danse, se prélasse, profite du bon temps, se ramollie par la chaleur, s’oublis. La Tunisie se marie, rie, s’amuse, la vie prends le dessus, continue. La Tunisie s’enivre tant que c’est possible, s’encense, se parfume, frime, se pare de jasmin. La Tunisie se dénude, porte des morceaux de tissus sur la peau, des shorts, des bermudas, se découvre les jambes, et pas seulement. La Tunisie des villes côtières, certains de l’intérieur, mais le reste…Le reste qui s’ennuie, ne sait que faire de son temps, se laisse griller à petit feu, a-t-elle le choix ? Le reste sans patrie, celui des terres pierreuses qui a porté haut le cri de la colère qu’on commercialise sous le label « révolte » aujourd’hui. Le reste, des quartiers pauvres, infestés de drogues de toutes sortes, embaumés par les montagnes d’immondices qui s’entassent autours et dedans…Tant de choses à dire encore et encore, mais à quoi bon continuer face à deux mondes qui ne s’ignorent pas car ils ne peuvent se voire…A quoi bon quand les intellos s’ils ne se chamaillent pas autour de leurs bières fraîches, ils chantent et dansent !