02/01/2013

Brocantes utiles...

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14/12/2010

Montagnard de tes monts blancs

 

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Goon ZO - Body LandscapeGon ZO - Body Landscape


10/12/2010

La pornographie c’est la haine des femmes…

Je ne sais pas si toutes les actrices de film porno ont eu dans leurs passés des maltraitances voir des viols même, et je ne sais, non plus, si le « néo féminisme » est un vieux fantasme d’une bourgeoisie BCBG, par contre cet article (ceci est son dernier paragraphe) me semble intéressant !

« On oublie qu’à la base, la pornographie est un point de vue hyper-violent sur la féminité, le corps des femmes et leur sensualité. Finalement, la pornographie c’est la haine des femmes. Et le fait que des femmes prétendent qu’elles aiment ça n’y changent rien, elles rejettent leur féminité car elles rejettent leur puberté et leur corps, comme les pornocrates sont au bout du compte des puritains. C’est de la psychologie évidente. Ce n’est donc pas une libération mais plutôt un enfermement supplémentaire et un rejet de la chair. Ce qui étaye mon raisonnement est que la plupart des "actrices" X ont été violées ou traumatisées dans leur enfance, et qu’un viol, quand la personne n’a pas été aidée, conduit au déni, au rejet de soi, à la haine de ce que l’on est. Bien sûr, ceux et celles qui s’extasient devant les "audaces" de ce genre de films traiteront ceux qui ne le font pas de frustrés, de coincés alors que c’est tout l’inverse. Faire l’amour parce que l’on aime l’autre, aimer l’autre pour son corps et son âme, est beaucoup plus épanouissant et que cet acte peut avoir un aboutissement qui en est l’apothéose qui est la naissance d’un enfant. La sensualité y est beaucoup plus belle car alors on ne nie plus son humanité (relire Fabrice Hadjaj et "la profondeur des sexes" à ce sujet, excellent livre sur la question).

Au bout du compte, le néo-féminisme c’est le vieux fantasme de la "bourgeoise BCBG qui cache bien son jeu et ne met pas de culotte"... »

Lien : http://tinyurl.com/2953pjc

29/09/2010

Erotismo

Une main vient de derrière et glisse sous l’élastique, une autre enserre la taille pendant que des doigts sont clandestinement lâchés près de l’animal tapi…Ils fouillent,  partent en mission…Ils vont…Ils ne cherchent pas longtemps. Ils agrippent, attrapent, se referment sur une liane avachie, l’appendice, le diable endormi. L’autre, moi, le chibre se rebelle non pas indigné, mais bien ressuscité, se lève, se redresse, il tend le cou, la hampe dure et la tête fière et bien gorgée…S’il se réveille dans un sursaut pour sa conquête, il se trouve pris au cou, étranglé, emprisonné et relâché, massé et agacé, secoué et caressé pour qu’il s’amène, se décide à ne plus s’agiter et ne plus rapporter à plus tard une émancipatrice envie, l’envol, l’explosion, l’irruption, l’extase et la montée au septième ciel…

 

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05/09/2010

De la folie, de la folie et encore de la folie

Il y a partout et tout autour que des échanges aseptisés, des mots pris avec des pincettes tenues par des doigts gantés. Ce n’est pas de la politesse, non, mais de l’essoufflement sans effort fourni, un manque d’inspiration déguisé, de la facilité exploitée, usée jusqu’à la corde et exposée. Ce propos ne traite pas de la niaiserie des journaux de caniveaux, pas besoin ils sentent de loin, ni du contenu des radios préférées des chauffeurs de taxis, mais des rares contributions des uns et des autres ici et là. Ce qui est espéré, non, plutôt, demandé, désiré c’est de la folie, de la folie et encore de la folie. Oser, oser transgresser, oser dire vrai, oser dépeindre, oser tout court et la raideur se transformera en frivolité et l’irréfléchi fera mouche, fera reculer et même vaciller. J’aimerai voir apparaître sous ces cieux des blogs politiques sans peurs, des blogs photos sans pudeurs, des blogs d’écriture sans complexes et tant d’autres qui ne refoulent plus ce qu’il y a de plus émouvant…

 

23/08/2010

La punition de la pleine lune

 

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Christophe Dessaigne - Lyserge Säure Diethylamid

…Te punir en t’infligeant le supplice de l’extrême extase est le mieux qui puisse t’arriver. Même s’il ne servirait plus à grand-chose maintenant de revenir sur ce qui a conduit à cette sentence, pense seulement que ce châtiment est loin d’être supportable, loin s’en faut. Tes cris de ravissement remonteront du tréfonds de toi-même, du plus profond de ton ventre. Ta tête en arrière, tes yeux brouillées, embuées seront scintillantes de mille étoiles, mais tu ne te rappelleras plus de tes prières prononcées désarticulées et de tes mots désordonnés. Haletante, tu vacilleras et tout ton être enflammé et reconnaissant se relâchera, coupera les amarres et criera au large tous mes bateaux. La peau granulée, parcourue par mille battements, et le corps dans un océan parfumé par tant d’onctuosité sera vêtue par des hautes vagues de frissons. De jouissance !

13/08/2010

Melon

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Andrian Kozin - Melon

As-tu pensé à t’enduire avec de la peau fraiche et sucré d’un quartier de melon ? Pense un jour à le faire. A recueillir le miel parfumé et chaud sur la chair de ce beau fruit. Pense aussi qu’une bouche avide, cannibale, affamée, meurtrière et amoureuse viendra étouffer le feu, laper au seuil du paradis et dessiner avec la langue sa prière sur sa porte d’entrée !

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03/08/2010

Mes mains

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Untitled - James Wigger

Ses mains errent et quittent un oasis couvert par d’étourdissantes fragrances. Elles reprennent du voyage. La paume bohémienne, affamée, avide et assurée, bien à plat pour ne rien rater, pas un millimètre, aucun grain de la douceur brulante et offerte. Un peu plus haut, aux pieds de deux dômes fières, la caravane des doigts électrisés par tant de désir, s‘apprêtent à narguer, dresser et rendre plus insolents ses sentinelles…

Et elles cavalent. Elles effleurent, survolent, planent, caressent, pétrissent, pressent, pincent, envahissent, s’approprient, préparent. Le ventre qui comme une vague se creuse. Un creux qui s’incurve, s’enfonce, recule, hurle face aux meutes des doigts. Des doigts pas encore rassasiés qui s’écartent, pour couvrir, parcourir, avaler, boire, aimer plus de peau, plus de satin. Et le satin de frétiller, de vibrer, de se hérisser et de se granuler… Si le monde est une éponge qui absorbe le son des voix, le drap est une mer émeraude et le temps ne compte plus les râles qui accompagnent les assauts…

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26/07/2010

La pipe, le facteur et l’insomniaque

Comme une double revanche sur un réveil contraint après une petite nuit et sur un de ces débuts de semaine d’habitude laborieux, est venue dans ce calme matinal, cette lecture érotique des quelques dernières bonnes feuilles du livre de Françoise Rey « Marcel Facteur » :

« C’est un arbre tout entier qui te pousse du ventre, libidineux Marcel, un fût gonflé de turbulente sève, fourmillant d’espérance, lisse, droit et compact, où les lèvres de la drôlesse s’affolent de leur petitesse et butinent ici, là, plus loin, plus haut, plus bas, sans méthode ni fatigue. Tu sens le ballet délicieux de la langue mutine qui patine alentour, revient au cratère, y darde une pointe humide et curieuse, repart, revient, glisse, suce, tourne, contourne, retourne, se love, se perd, se retrouve, s’amuse, se tue de délice et d’angoisse… »