02/01/2013

Brocantes utiles...

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09/11/2012

Clair de femme

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« Tous les visages me paraissaient connus, peut-être parce qu’ils étaient tous très âgés et ce que je croyais reconnaître était la manière du temps, qui a toujours la même facture. » Clair de femme de Romain Gary p87.

 

02/11/2012

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil

La rivière coulait entre les roches, formant des petites cascades par endroits, ou se reposant, sereine, dans des flaques qui renvoyaient faiblement l’éclat aigu du soleil. Un peu plus bas, on apercevait un vieux pont de fer, si étroit qu’une voiture pouvait à peine y passait. Cette arche noircie et sans caractère reposait lourdement dans le silence glacé de février.»

Haruki Murakami « Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil »

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18/10/2012

La Tunisie réinvente l’histoire : récits d’une révolution

 

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…Il est certes légitime de revendiquer la préservation de ce qui, pour un peuple, une nation, représente son moi profond, la spécificité sans laquelle il perdrait sa personnalité et ses repères. Le tout est de savoir à quelles traditions l’on veut se rattacher. Les arabes doivent-ils se référer à celles qui se sont développées au temps du calife al-Maamûn ou à celles qui se sont recroquevillés sur elles-mêmes au temps d’al-Mutawakkil ? A celles qui ont engendré le rationaliste Averroès ou à celles qui ont accouché du dogmatique Ibn Taymiyya ? Les élites arabes éclairées n’ont pas encore osé répondre nettement à ces questions cruciales alors que les intégristes ont fait leur choix : un fondamentalisme « conquérant ». p69

25/09/2012

Jeu

Je n’ai pas fais exprès… La suggestion disait: "C’est la semaine internationale du livre. Voici les règles: Prenez le livre le plus proche de vous, allez à la page 54, publiez la cinquième phrase, ne pas indiquer le titre ... 

Et j’ai pris un, voilà le résultat : "Tout en dirigeant les autres et en allant de l'avant d'une manière optimiste, son cœur était embourbé dans des abîmes de solitude."

13/09/2012

La ballade de l’impossible

« Suivant le chemin éclairé par la lumière irréelle de la lune, je m’enfonçais dans le bois où je marchai sans but. Dans cette lueur étrange, les sons résonnaient curieusement. Le bruis de mes pas retentissait comme provenant d’ailleurs. De temps à autres, un petit bruit se claquait derrière moi. Dans le bois régnait une atmosphère étouffante, faite du souffle réprimé des animaux nocturnes qui attendaient que je fusse passé. » La ballade de l’impossible de Haruki Murakami p179.  

J’aime la dernière phrase...

05/06/2012

Gros Câlin

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Chaton pris en flagrant délit de flânerie 

20/05/2012

Humeur

Rares sont les dimanches gris par cette saison, pourtant ils risquent de virer au noir, tout le long de la semaine et par toutes les saisons…Est-ce exagéré ? Une extrême gauche prône le copinage avec les liberticides et ne trouve mieux à dire que s’attaquer aux démocrates…Une question : Ont-ils été un jour démocrates ?

 

13/05/2012

Ils veulent « afghaniser » la Tunisie

« En présence d’une réalité extraordinaire, la conscience prend la place de l’imagination » Paul Auster « L’invention de la solitude » p85.

La planification pour la mise a mort progressive du beau, de l’agréable, de l’art quoi et de toute autre forme de créativité aussi, passe par toutes les entraves imaginables et possibles afin que s’installe la platitude. Et les chargés du montage du nouveau décore ne sont autres que les salafistes lâchés dans les rues pour enlever les couleurs, canaliser les mouvements, uniformiser les genres, taire et faire le silence, et il n’y aura plus moyen d’avoir des expos, plus de musique, de chant, de cinéma, de théâtre, que le « son du silence » … Alors que faire ? Pour ne pas laisser les chargés de mission d’un nouveau genre « afghaniser » le pays, il est important de veiller à ce que la réalité soit toujours extraordinaire, ne pas banaliser le quotidien et laisser libre cours à l’imagination, tout simplement ! C’est difficile ? (A suivre)

24/03/2012

دعوة الباجي قايد السبسي

 

هي ليست هرولة بل تلبية نداء رجل كان بالأمس القريب يستجاب لدعوته و يتكلم إليه الكل و اليوم نحن مطالبون بسماعه دون إدارة ظهورنا و سدّ آذاننا...قرأت في جريدة الشروق ليوم الجمعة 23 مارس تصريح للسيد أحمد إبراهيم رئيس حركت التجديد و اطلعت على فحوى إجابات منسقها العام السيد بوجمعة الرميلي في جريدة الصباح ليوم السبت 24 مارس و بدت لي مواقف الرجلين متناغمة و رؤيتهما واضحة...لقد قالا بنفس العبارات "نحن نتفاعل إيجابيا مع دعوة الباجي قايد السبسي من أجل أوسع تحالف ممكن للحركة الإصلاحية و من أجل بناء تونس الجديدة التي تقطع مع الاستبداد و تمنح المكاسب التحديثية"...إذن هناك تشابه في التحليل في أعلى هرم الحزب و هذا مظهر إيجابي سينعكس على بقية الهياكل الداخلية للحركة التي فوّض لها المؤتمر الأخير مواصلة مسار التوحيد و العمل على إنجاحه. التنصيص على أولويّات المرحلة يزيل الشّك إن وجد و يدفع إلى الأمام نحو مقاصد واضحة.

 

19/03/2012

Oh ! Le silence !

« Oh ! le silence ! le silence des interstices. Le grand blanc qui s’immisce et vient panser d’ouate et d’éther la fêlure de nos têtes. »

Gilles Leroy « Alabama Song »

 Ce soir le premier ministre est passé à la télé et il a superbement ignoré le nom de Bourguiba…Il n’y est égarement, ni oubli mais une volonté délibérée de ne pas relire notre histoire, de ne pas la regarder avec un œil critique mais tout simplement la gommer. Ils n’ont pas gagné des élections, ils ont conquis une terre…Mais ils n’effaceront pas l’histoire. Demain est le 20 mars, une date d’importance dans la mémoire de la Tunisie quoi que nous pensions de l’œuvre politique de Bourguiba !

28/02/2012

Par lâcheté ils regardent en arrière

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« …les hommes, lorsqu’ils ne sont pas disposés à agir contre un mal, se bornent à en chercher l’origine. » Ismaïl Kadaré « Le pont aux trois arches ».

27/11/2011

Les cadres de la police sont toujours à l’ère benalienne

Rive sud de la ville de Bizerte, de l’autre coté du canal, à la station des bus, des louages et à la sortie de l’autoroute, à Zarzouna, les supporters espérantistes sont obligés de se masser comme un troupeau et je pèse mes mots moi qui n’est supporter d’aucune équipe et sous le soleil en attente d’être acheminés par bus au stade. A un policier qui aboyé au visage d’un supporter d’enlever sa casquette pour être vu, le secrétaire général de la section locale de la LTDH l’apostrophe, et celui ci de rétorquer qu’un supporter avait un couteau en sa possession…Il y a une loi à appliquer pour tout porteur d’une arme blanche, sans cette humiliation collective pour se soustraire au devoir de sécuriser la ville. Ces gens sont venus tôt pour flâner et chanter haut l’hymne de leur équipe, et se restaurer aussi…La police, non, les cadres de la police sont toujours à l’ère benalienne !

01/11/2011

Vidéo, débat est notes éparses


Débat entre Etienne Chouard et Yvan Blot sur la... par enquete-debat

Débat entre Etienne Chouard et Yvan Blot sur la démocratie réelle par enquete-debat

 

Merci à mon amie Polly de m’avoir permis de voir cet excellent débat entre Etienne Chouard (à gauche) et Yvan Blot sur la démocratie réelle (enquete-debat). C’est un échange au sujet de la construction de la démocratie, la vraie, par le biais de la démocratie directe, locale, la démocratie « existentielle », celle qui colle à la réalité des gens par opposition à la démocratie « formelle »….La durée de la vidéo (1h48) peut rebuter, alors pêle-mêle, et sans prétendre faire un résumé, on y parle de :

 

Les députés de la majorité exécutent les ordres du gouvernement, et s’ils ne le font pas, ils peuvent ne pas être réinvestis aux prochaines élections par le parti et n’auront pas de mandat, d’où une certaine main mise des l’exécutif sur le législatif dans les régimes parlementaires, et que le peuple en fin de compte a voté pour une étiquette…

 

Les lois sont écrites, soit, par des hauts fonctionnaires dans les bureaux, où par des cabinets spécialisés puis ces textes seront défendus par les députés devant l’assemblée…

 

Démocratie référendaire, et contrôle populaire car le referendum est un mécanisme anti corrupteur…

 

La démocratie directe s’exerce dans les assemblées populaires des cantons suisses alémaniques, en Allemagne, dans 26 états américains et d’autres endroits dans le monde…  

 

Les assemblées des citoyens sans conseils municipaux sont des lieux où les gens votent leurs propres lois, où les maires et les adjoints exécutent les tâches administratives…  

 

La droite ne dit pas du bien de la Suisse par peur de la démocratie directe et la gauche non plus parce que c’est « un pays capitaliste »…

Dans la vidéo Victor Hugo, Soljenitsyne, Michel Onfray, J.J. Rousseau, Chomsky, Aristote, Socrate, Platon, Robespierre, Carl Marx…

 

19/07/2011

Vivre par passions

Ouvre-toi, monde souterrain des passions!
Et vous, ombres rêvées, et pourtant ressenties,
Venez coller vos lèvres brûlantes aux miennes,
Boire à mon sang le sang, et le souffle à ma bouche!

Montez de vos ténèbres crépusculaires,
Et n'ayez nulle honte de l'ombre que dessine autour de vous la peine!
L'amoureux de l'amour veut vivre aussi ses maux,
Ce qui fait votre trouble m'attache aussi à vous.

Seule la passion qui trouve son abîme
Sait embraser ton être jusqu'au fond;
Seul qui se perd entier est donné à lui même.

Alors, prends feu! Seulement si tu t'enflammes,
Tu connaîtras le monde au plus profond de toi!
Car au lieu seul où agit le secret, commence aussi la vie.

  

Stefan Zweig

 

19/06/2011

Le coin lecture

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27/04/2011

Jeanne au cœur fou – Annik Solière

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 Sur le chemin du retour, une lecture de circonstance, entre poésie et prose les 54 pages du petit livre d’Annik Solière « Jeanne au cœur fou » se prêtent à l’humeur du jour…La vérité est dans la littérature disait mon ami l’instit…La grisaille qui m’a habité tout le long de cette journée a  trouvé son écho dans la narration de la tristesse d’une femme après la perte brutale du frère assassiné…

Extrait :

« Derrière la maison de mon enfance, il y a un pré.

Un champ de cerf-volants.

L’été, il ressemble à une plage. L’herbe jaunie a des odeurs de sable.

Alors, le ciel descend dans l’écume des arbres par vagues grises, bleues, toujours un peu tristes, comme au bord d’un chagrin.

C’est là que j’ai couru, empoignant le ciel et le mordant, du bout de mon enfance » p20.

14/02/2011

La propagande est un des bras du totalitarisme

La théoricienne Hannah Arendt reconnaît au totalitarisme deux bras, le sécuritaire et celui de la propagande. Taïeb Zahar était un des doigts de cette deuxième main. Alors qu’il ait la décence de se taire et ne pas revenir nous rabattre les oreilles par ses âneries qu’il n’a cessé pendant ces longues années de plomb de débiter partout et surtout dans les manifestations organisées par son magazine Réalité et sous la directions de son rédacteur en chef Zied Krichen.

C’était ma réponse postée dans www.businessnews.com.tn sans pseudo, sous mon identité réelle, suite à l’article du serviteur du palais Taïeb Zahar paru ici, mais censurée, restée sans réponse.

Par colère, par révolte surtout sans me relire je poste ce billet…

Lien 1 : http://www.businessnews.com.tn/Y-a-t-il-un-pilote-dans-l%...

Lien 2 : http://www.businessnews.com.tn/details_article.php?t=520&...

25/12/2010

« Arpèges sur les ailes de mes ans » du poète Mokhtar El Amraoui

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Vient de paraitre le recueil de poèmes « Arpèges sur les ailes de mes ans » de mon ami, humaniste et sensible Mokhtar El Amraoui, dont extrait :

Exil

Dans tes yeux,

Mon enfant,

J’ai lu l’exil.

Toi, qui es né

Loin du pays,

Tes cheveux ont la couleur de l’olive

A laquelle nous n’avons plus

Le droit de toucher.

Dans l’éclat de tes dents serrées,

Mon enfant,

Je regarde

Des milliers d’étoiles calcinées,

Nos terres volées,

Nos maisons bombardées,

Des bouquets de poings

Tombant sous les orangers.

Dans le mercure de tes larmes,

Mon enfant,

J’ai lu l’exil,

L’exil d’un peuple.

10/12/2010

La pornographie c’est la haine des femmes…

Je ne sais pas si toutes les actrices de film porno ont eu dans leurs passés des maltraitances voir des viols même, et je ne sais, non plus, si le « néo féminisme » est un vieux fantasme d’une bourgeoisie BCBG, par contre cet article (ceci est son dernier paragraphe) me semble intéressant !

« On oublie qu’à la base, la pornographie est un point de vue hyper-violent sur la féminité, le corps des femmes et leur sensualité. Finalement, la pornographie c’est la haine des femmes. Et le fait que des femmes prétendent qu’elles aiment ça n’y changent rien, elles rejettent leur féminité car elles rejettent leur puberté et leur corps, comme les pornocrates sont au bout du compte des puritains. C’est de la psychologie évidente. Ce n’est donc pas une libération mais plutôt un enfermement supplémentaire et un rejet de la chair. Ce qui étaye mon raisonnement est que la plupart des "actrices" X ont été violées ou traumatisées dans leur enfance, et qu’un viol, quand la personne n’a pas été aidée, conduit au déni, au rejet de soi, à la haine de ce que l’on est. Bien sûr, ceux et celles qui s’extasient devant les "audaces" de ce genre de films traiteront ceux qui ne le font pas de frustrés, de coincés alors que c’est tout l’inverse. Faire l’amour parce que l’on aime l’autre, aimer l’autre pour son corps et son âme, est beaucoup plus épanouissant et que cet acte peut avoir un aboutissement qui en est l’apothéose qui est la naissance d’un enfant. La sensualité y est beaucoup plus belle car alors on ne nie plus son humanité (relire Fabrice Hadjaj et "la profondeur des sexes" à ce sujet, excellent livre sur la question).

Au bout du compte, le néo-féminisme c’est le vieux fantasme de la "bourgeoise BCBG qui cache bien son jeu et ne met pas de culotte"... »

Lien : http://tinyurl.com/2953pjc

02/12/2010

Roman Gary ou Emile Ajar

Sur la 5ém on parle de Romain_Gary, unique double lauréat du prix Goncourt, et j’ai près de moi son deuxième roman récompensé sous le pseudonyme d’Emile Ajar « La vie devant soi », acheté trois dinars ce lundi chez un bouquiniste !

Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Romain_Gary

27/11/2010

Ils ont le bonheur d’obéir

« On ne souffre pas de ses vices, on souffre seulement de ne pouvoir s’y résigner. Je connus tous les sophismes de la passion, je connus aussi tous les sophismes de la conscience. Les gens se figurent qu’ils reprouvent certains actes parce que la morale s’y oppose, en réalité, ils obéissent (ils ont le bonheur d’obéir) à des répugnances instinctives. » Marguerite Yourcenar – Alexis ou le traité du Vain Combat. P77

Ils ont le bonheur d’obéir, dans le même sens, l’instinct de la peur nichée dans les creux des ventres, celui qui plombe les ailes de ces bipèdes transformés en gallinacés, de ces millions de gallinacés…Le pays est devenu une immense batterie d’élevage de poules pondeuses…Non, plutôt de poules mouillées, apeurées et courant au raz du sol…

26/11/2010

Humeur, La carte et le territoire, Michel Houellebecq

Je ne pêche jamais et ne chasse pas…Je bois un peu d’alcool et j’aime ça…Je balais souvent devant chez moi…Je ne radote pas, ni ne cherche à connaitre la couleur du caleçon à pois du voisin …Une jeune femme vient de se faire sauvagement assassiner, et c’est ma mère qui me l’a raconté …Il commence à faire frisquet la nuit, mais selon la météo il sera plus doux demain en journée, peut être que je ferai des photos…En attendant, saisissant notre chance de nous cultiver sous bourse déliée, sous flous, « La carte et le territoire » le Goncourt 2010 est téléchargeable ici : http://tinyurl.com/2wd2ko6.

 

29/10/2010

Un livre de Raoul Vaneigem

C’est la dernière ligne, de la dernière page de ce qui devrait être la fin d’une lecture d’un livre qui attend son tour, un livre posé au dessus d’une pile : « Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations » de Raoul Vaneigem, dont ceci :  

« Pour un monde de jouissance à gagner, nous n’avons à perdre que l’ennui. »…

C’était la dernière ligne, je l’ai dis, de la dernière page, ça aussi, de ce que je n’ai pas encore lu…

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24/09/2010

L’œil le plus bleu (2)

Dans la continuelle œuvre de témoignage sur la situation des gens de « couleur » dans un récit où le style de Toni Morrison est toujours aussi saisissant d’âpreté et de noirceur, le génie de la nobélisé de littérature est de broder dans de la très magnifique dentelle et visiter le charnel dans seulement quelque petites pages, et quelles pages !

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Toni Morrison - L'oeil le plus bleu. p139.jpg

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20/09/2010

Toni Morrison – L’œil le plus bleu

Un livre chiné mercredi dernier. Seulement trois dinars. Une belle trouvaille dans la rue des tanneurs. Demain sur la route je commencerai sa lecture. Dans quelques heures sera lundi avec l’œil le plus bleu. Extraits :

« Voici la maison. Elle est verte et blanche. Elle a une porte rouge. Elle est très jolie. Voici la famille. Maman, papa, Dick et Jane habitent dans la maison verte et blanche. Ils sont très heureux. Voici Jane. Elle porte une robe rouge. Elle veut jouer. Qui jouera avec Jane ? Voici le chat. Il fait miaou-miaou. Viens jouer. Viens jouer avec Jane. Le chat ne veut pas jouer. Voici maman. Maman est très belle. Maman, veux-tu jouer avec Jane ? Maman rit. Voici papa. Il est grand et fort. Papa, veux-tu jouer avec Jane ? Papa sourit. Souris, papa, souris. Voici le chien. Oua-oua, fait le chien. Veux-tu jouer avec Jane ? Regardez, le chien court. Cours, chien, cours. Regardez, regardez. Voici un ami. L’ami va jouer avec Jane. Ils vont jouer à un jeu amusant. Joue, Jane, Jane. » p 9.

10/09/2010

Un amour interdit - René-Jean Clot

C’est un livre chiné chez un petit libraire de la rue des tanneurs depuis quelques temps. Et si sa lecture a trainé ce n’est pas à cause de l’engourdissement imposé par ce mois de ramadan, ni à cause de la couverture fatiguée, des feuilles qui commencent à jaunir mais c’est la force et la singularité du sujet, l’âpreté même du roman et d’autres petits et personnels soucis  qui sont derrières ce délai.

Extraits : « Banlieues pareilles à la cendre d’un volcan. Eblouissement blanc des façades comme l’appât au centre du piège des ténèbres. Je voyais des maisons naïves et propres, bonnes à mettre dans les chaussures d’enfant un soir de Noël. D’autres roublardes, confortables avec de la flanelle verte sur le ventre. D’autres ayant bec et ongles sur la rue. D’autres mal défendues et comme trouées par les charançons de la nuit. D’autres maisons comme des poules immobiles sur leur nid de briques rouges. Certaines étaient bonnes pour la casse après avoir beaucoup vécu.

Que de maisons dispensatrices de sens, de formes, de noms, chacune étant une voix d’une si grande solitude, chacune universellement compréhensive à toutes et cependant fermée jalousement. Chacune grosse d’ombre, reposant sur l’ombre, respirant dans l’ombre. Et chacune pourtant pleine du désir nostalgique de former une rue dans la lumière et d’appartenir à un plan qui se perdait dans les ondulations lointaines des collines ouvertes à la fraîcheur de la nuit. Ça et là des réverbères lugubres jetaient une lumière pâle comme la graisse d’un homme glabre et malsain qui se rase devant un miroir. » p231.

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26/08/2010

Les chevaux et les chiens

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Les chevaux et les chiens

Parlent mieux que les hommes

Et savent de très loin

Reconnaître le ciel


Ils n’ont pour eux que l’herbe

Et la grave tendresse

Des bêtes qui remuent

Tristement le passé


Mais dans leurs yeux inquiets

Des choses et des hommes

Passe parfois l’éclair

D’une saison future


René-Guy_Cadou

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25/08/2010

Antimanuel de philosophie - Michel Onfray

 

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« …Le goût de chacun provient souvent de ses chances ou de ses malchances, de son milieu ou de son éducation, de ses rencontres ou de son isolement, de son parcours scolaire ou familial : la plupart du temps le goût kitsh caractérise les victimes exclues de la culture, de l’art et du monde des idées par un système qui recourt à l’art pour marquer les relations sociales entre les individus, puis les classes. Moins ridicules ou risibles que sacrifiés sur l’autel du goût dominant, les gents de peu réduits aux plaisirs kitsh avouent sans le savoir leur position dans leur société : ils existent hors du circuit des riches, des possédants, des dominants, de acteurs de la société. Les consommateurs de Joconde en papier sont moins à écarter d’un revers de la main qu’à inviter à rejoindre le rang des gens qui s’initient, se cultivent et accèdent de plain-pied au monde de l’art réel. »

Michel Onfray « Antimanuel de philosophie » p74

En fin de compte je n’ai pas résisté au plaisir de recopier ce paragraphe traitant de la tentative de faire compredre, faire accéder et  amener à s’approprier des fragments de l’art par des franges de la société. L’extraction de ces quelques lignes du corps claire et limpide du livre, n’est pas une quelconque et vulgaire tentative de détournement de sens, mais une irrésistible et réelle envie de faire partager une savoureuse lecture malgré le sujet abordé qui semblerait des moins accessibles. Pourtant.

 

14/08/2010

Gomorra

 

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Plusieurs fois différé pour différentes raisons sans grandes importances, son tour est enfin venu. Depuis ce matin, j’ai le nez plongé dans Gomorra de Roberto Saviano, et loin d’avoir eu raison des 459 pages, cette lecture est à la hauteur de la renommée du livre aux 4 millions d’exemplaires vendus.