10.12.2009
Fréquentation douteuse
Pris en flagrant délit de « fréquentation douteuse », et encore il manque un élément, je ne trouve, ce soir, trace du titre de Boris Vian « J’irai cracher sur vos tombes » pour que le décorum d’une lecture « dépravée » en apparence, soit en place. Ni B. Vian, ni V. Nabokov n’a fait usage d’alcool et de drogue pour faire ce qu’ils ont fait dans chacune de leur narration respective, faut-il le préciser. Quant au ministre à « La mauvaise vie », maladroit défenseur de certaines récentes causes, je trouve son récit autobiographique qualitativement de haute facture.
21:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lecture, boris vian, j’irai cracher sur vos tombes, vladimir nabokov, lolita, frédéric mitterrand, la mauvaise vie, roman polanski, contre la pédophile, droit de l’enfant, roman, écriture romancée
09.11.2009
Le mur des barbares

Ce soir ont commencé des festivités pour célébrer le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin. Une séparation dont le symbolisme a dépassé le cadre de l’ancienne capitale allemande pour désigner un bornage entre un monde occidentale libérale, démocratique et un bloc soudé par une idéologie d’état au service de la suprématie de l’URSS. L’enthousiasme vu, étalé, et sans minimiser l’immense espoir offert aux populations de derrière « le rideau de fer » par cet événement, cette liesse est celle d’un capitalisme victorieux, se muant naturellement en un libéralisme mondial plus sauvage, sanguinaire et ravageur. Cette nouvelle architecture du monde dit « libre » et libéré du monstre communiste, se hâtera deux ans après non pas de pacifier une région chaude au moyen orient, mais d’abroger en 1991 une résolution de l’ONU (de 1975) qui faisait du sionisme une forme de racisme et de discrimination raciale. Ce sionisme enfin redevenu fréquentable, sera le maitre d’œuvre d’un autre mur en Palestine sans que cela n’émeut, ni suscite un moindre intérêt.
Voici des extraits d’un livre paru en 2002, de Jean Ziegler, « Les nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résiste » chez Fayard. Un livre de circonstance.
« La réalité du monde mondialisé consiste en une succession d’îlots de prospérité et de richesse, flottant dans un océan de peuples à l’agonie ». Page 38.
« La plupart des hommes du tiers-monde subissent aujourd’hui les affres de l’enfermement territorial. Leur pays devient leur prison. Comme les serfs du Moyen Âge, ils sont rivés à la glèbe. Ils ne peuvent plus quitter leur pays d’origine, quelles que soient la faim et misère extrême qui y règnent » Page 80.
« Tout homme est habité par les pires passions, des énergies destructrices, la jalousie, l’instinct de puissance. Par lucidité, il abdique une partie de sa liberté au bénéfice de la volonté et du bien public. Avec ces semblables, il fonde la « règle commune», l’Etat, la loi. » Page 121.
« Qu’est-ce qui fait la force d’un Etat, et plus particulièrement d’un Etat démocratique ? C’est avant tout l’idée qu’il incarne ! » Page 124.
« Un Etat qui ne donne pas à ces citoyens un sentiment de sécurité, ne leur assure pas un minimum de stabilité sociale et de revenu, un avenir prévisible, et ne garantit pas un ordre public en conformité avec leurs convictions morales est un état condamné » Page 125.
« Les luttes s’inventent sur le terrain. Elles ne se décrètent pas. Mais les forces sont dispersées. Il faut donc construire des fronts. Telle est la méthode qu’applique la nouvelle société civile planétaire en voie d’émergence. » Page 299.

22:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mondialisation, système liberal, capitalisme, altermondialiste, lecture, jean ziegler, les nouveaux maitres du monde et ceux qui leur réistent, palestine, moyen orient, sionisme, mur de la honte
24.06.2009
Des livres que je lirai

Enfin un titre de trouvé, très recherché mais sans résultat, un coup de tel suivi d’un autre appel et de deux dans le panier en cette fin de belle journée. D’abords le premier, venant de mon ami l’instit, juste avant la sortie des bureaux, me dire qu’il garde pour moi une copie du livre traitant de « L’histoire des mouvements islamistes dans le monde arabe, la Tunisie comme sujet d’étude ». A peine sur la route, qu’un deuxième appel, non prévu aussi, un autre ami, me demandant d’aller voir dans ma boite mail. Un fichier PDF, m’attendait celui, qui comblera un certain déficit celui d’être dans l’ignorance de l’œuvre de Levi Primo. Un lien entre les deux lectures ? Aucun, si ce n’est cette boulimie, avidité, cet amour infini du livre disponible, accessible, car ce n’est pas toujours évident d’en avoir sous la main.
Lien : http://tnkhanouff.hautetfort.com/archive/2009/04/10/les-l...
23:56 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alaya alani, levi primo, livre
21.06.2009
Monologue Vaginal

Gustave Courbet – L’origine du monde
« Ce n'est pas grand-chose pourtant. Un vagin.
Presque rien, un vide sidéral entre les parois humides d'une grotte sombre. Une excavation improbable et creusée dans les chairs. Des plis et des replis... et des replis encore. Des chairs dentelées, bistrées, qui abritent, renferment et libèrent la fragrance obsédante et chaude des sucs - perles qui suintent lentement dans l'intérieur secret de ce puits profond de chair, de sueur et de sang.
Un peu plus que rien en vérité. Loin toutefois de l'idée magnifiée qu'on s'en fait, cette idole qu'on adore et qu'on craint. »
Extrait du roman « Lulli » de Roman Mann, que j'ai entre les mains mais pas encore lu, enfin parcouru.
00:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : erotisme
25.05.2009
Destins tragiques
Un écrit dans la série des mémoires parues ces derniers temps évoque « Le joueur d’échec », de l’auteur de « La pitié dangereuse » et pousse, loin du contexte premier, à se rappeler de certains destins tragiques. Quarante ans séparent les deux drames, celui de Stefan Zweig auteur de ces livres, qui en 1942 se donnait la mort avec sa femme, désespéré, de voir les nazis volaient de conquête en victoire dans une Europe désormais à genoux. Et en 1982 le poète Khalil Haoui, ne supportant plus de voir le sol de son Liban piétiné par les godasses des soldats israéliens entrant dans Beyrouth, mettait lui aussi fin à sa vie. Ce ci pour le souvenir. Et pour la suite, un paragraphe dépoussiéré et rafraichissant du recueil « La peur » de ce même S.Z., après les chaleurs presque étouffantes de ces derniers jours :
« Un petit éclair blanc donna le signal ; aussitôt, dans un roulement de tambour, et tombant en trombes, les vitres pleurèrent sous le crépitement meurtrier des humides projectiles ; en signe de capitulation, la locomotive inclinait vers le sol son panache gris. On ne voyait plus rien, on n’entendait plus que le grondement irrité de l’averse sur le verre et l’acier, et, comme une bête pourchassée, la locomotive filait sur les rails étincelants pour échapper à l’orage. »
23:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : stefan zweig, khalil haoui
15.05.2009
Non lecture

Illustration de la couverture du livre
En partance à la découverte d’un livre à se mettre sous « la dent », il est souvent donné de faire la rencontre d’introductions comme celle-ci :
« Qu’est-ce qui définit le caractère érotique d’une situation ? Pourquoi un viol est-il traumatisant ? Pourquoi la séduction est-elle indispensable à l’érotisme ? Pourquoi l’amour se greffe-t-il sur la plupart des relations sexuelles ? Pourquoi la censure cinématographique considère-t-elle les représentations sexuelles comme plus traumatisantes que celle du meurtre ? Pourquoi les passions sexuelles sont-elles aussi puissantes ? Pourquoi la nudité publique est-elle presque toujours pénalisée ? Pourquoi la sexualité, comme le langage, apparaît-elle dans tout groupe humain, indépendamment de sa culture ? Pourquoi, si elle n’est pas toujours génitale, est-elle toujours transgressive ?... ».
Alors, des doutes viennent à l’esprit, des hésitations mêmes se dessinent quant à l’opportunité d’une telle (incertaine) lecture, et pour cause. Loin du champ savant vers lequel les questions posées veulent renvoyer, il semble (et à chacun) avoir déjà eu des bribes si ce n’est des pans entiers à offrir comme réponses, sans prétendre égaler la science de l’auteur, ni préjuger de la valeur de son écrit. Pour faire plus court, je ne pense pas dans mon état actuel, avoir besoin des lumières de ce livre, mes rudiments suffisent pour le moment, je me satisfais du peu à attribuer au « caractère érotique d’une situation », de ma solide conviction que « le viol est traumatisant », que « la séduction est indispensable à l’érotisme »…
C’est grave docteur ?
PS : Cette réflexion m’a été inspirée après avoir eu connaissance de l’introduction du livre de Philippe Laporte intitulé « L’érotisme ou le mensonge de Freud ».
00:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : lecture
14.04.2009
La foire du livre avant l’heure à la rue des tanneurs

Pour cinq (5) modiques dinars, deux beaux titres, « Les faux-fuyants » de Françoise Sagan et « La voyeuse interdite » de Nina Bouraoui.
19:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françsoise sagan, nina bouraoui
13.10.2008
Amélie Nothomb
Je n’arrive pas à dormir, je me lève, rallume la télé, me branche comme d’habitude à une chaine musicale, pas besoin d’images, j’en ai rien à cirer, autour de moi, des restes de soir pas encore ramassés, le journal du dimanche, les mots croisés inachevés, et Amélie Nothomb dans ma tête, dont le dictionnaire en ligne continu de me souligner en rouge son nom comme mot inconnu, cette Marguerite Duras des temps actuels comme se plait à qualifier mon ami réel, est considérée comme une naïve des temps aussi actuels par mon amie virtuelle. Pourquoi Amélie Nothomb à cette heure ? C’est parce qu'il ne m’a pas fallu plus de quelques heures pour venir à bout de son succulent, délicieux roman « L’attentat » et demain matin, même si je serai avec cette insomnie, assez mal au point, sur la route, certes conduit par mon co-voiturier, donc pas au volant, j’entamerai la lecture de « L’antéchrista ». Ces deux titres trouvés sur le web en PDF et imprimés sur du papier A4 sont une manne du ciel pour me faire découvrir cet écrivain à moindre frais, et puis pourquoi attendre, on est déjà demain, autant commencer dés maintenant cette lecture…
01:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : insomnie, lecture
10.06.2008
Les nuits difficiles
20:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dino buzzati
09.10.2006
« L’amande » de Nedjma
Viens de terminer « L’amande » de Nedjma…
Lecture licencieuse, luxuriante de tant d’amour charnel, douce-amère mais euphorisante par ces temps…
« L’amande » fruit niché là où je ne peut vous en parler entre un coucher et un lever, cela serait assez court pour le parler…
Franchise d’une femme marocaine jamais rencontrée entre minarets et sous les ombres de nos oliviers…
Audaces et phrases salaces pleines de forces, remplies de tristesses après chaque jouissance et monté en apothéose…
23:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note





