09.10.2006
« L’amande » de Nedjma
Viens de terminer « L’amande » de Nedjma…
Lecture licencieuse, luxuriante de tant d’amour charnel, douce-amère mais euphorisante par ces temps…
« L’amande » fruit niché là où je ne peut vous en parler entre un coucher et un lever, cela serait assez court pour le parler…
Franchise d’une femme marocaine jamais rencontrée entre minarets et sous les ombres de nos oliviers…
Audaces et phrases salaces pleines de forces, remplies de tristesses après chaque jouissance et monté en apothéose…
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02.09.2006
Deux mille ans…sans pub
« On ce temps là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts de bus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame.
…
L’homme étai entré dans la caverne de Platon. Le philosophe grec avait imaginé les hommes enchaînés dans une caverne, contemplant les ombres de la réalité sur les murs de leur cachot. La caverne de Platon existait désormais : simplement elle se nommait télévision. Sur notre écran cathodique, nous pouvions contempler une réalité « Canada Dry » : ça ressemblait à la réalité, ça avait la couleur de la réalité, mais ce n’était pas la réalité. On avait remplacé le Logos par des logos projetés sur les parois humides de notre grotte.
Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là. »
Frédéric Beigbeder
99 francs
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11.08.2006
Brasilia café
« Quand on a vingt ans, les cheveux au vent, à lire tout ce qui nous tombe sous la main, assoiffé de littérature, de cinéma, de musique, de soleil, de sexe et de liberté, on se prend à croire que la vie s’arrête là, au seuil d’un bistrot unique, fréquenté par les romantiques de tous bords, et que ni le temps ni la vieillesse n’ont désormais plus de prise sur nos existences. Nous étions comme des dieux protégés de l’égrènement des heures et de la souffrance, immortels dans notre fièvre et notre infinie générosité. »
Brasilia café – CERES Editions
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