24.06.2009
Des livres que je lirai

Enfin un titre de trouvé, très recherché mais sans résultat, un coup de tel suivi d’un autre appel et de deux dans le panier en cette fin de belle journée. D’abords le premier, venant de mon ami l’instit, juste avant la sortie des bureaux, me dire qu’il garde pour moi une copie du livre traitant de « L’histoire des mouvements islamistes dans le monde arabe, la Tunisie comme sujet d’étude ». A peine sur la route, qu’un deuxième appel, non prévu aussi, un autre ami, me demandant d’aller voir dans ma boite mail. Un fichier PDF, m’attendait celui, qui comblera un certain déficit celui d’être dans l’ignorance de l’œuvre de Levi Primo. Un lien entre les deux lectures ? Aucun, si ce n’est cette boulimie, avidité, cet amour infini du livre disponible, accessible, car ce n’est pas toujours évident d’en avoir sous la main.
Lien : http://tnkhanouff.hautetfort.com/archive/2009/04/10/les-l...
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21.06.2009
Monologue Vaginal

Gustave Courbet – L’origine du monde
« Ce n'est pas grand-chose pourtant. Un vagin.
Presque rien, un vide sidéral entre les parois humides d'une grotte sombre. Une excavation improbable et creusée dans les chairs. Des plis et des replis... et des replis encore. Des chairs dentelées, bistrées, qui abritent, renferment et libèrent la fragrance obsédante et chaude des sucs - perles qui suintent lentement dans l'intérieur secret de ce puits profond de chair, de sueur et de sang.
Un peu plus que rien en vérité. Loin toutefois de l'idée magnifiée qu'on s'en fait, cette idole qu'on adore et qu'on craint. »
Extrait du roman « Lulli » de Roman Mann, que j'ai entre les mains mais pas encore lu, enfin parcouru.
00:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : erotisme
25.05.2009
Destins tragiques
Un écrit dans la série des mémoires parues ces derniers temps évoque « Le joueur d’échec », de l’auteur de « La pitié dangereuse » et pousse, loin du contexte premier, à se rappeler de certains destins tragiques. Quarante ans séparent les deux drames, celui de Stefan Zweig auteur de ces livres, qui en 1942 se donnait la mort avec sa femme, désespéré, de voir les nazis volaient de conquête en victoire dans une Europe désormais à genoux. Et en 1982 le poète Khalil Haoui, ne supportant plus de voir le sol de son Liban piétiné par les godasses des soldats israéliens entrant dans Beyrouth, mettait lui aussi fin à sa vie. Ce ci pour le souvenir. Et pour la suite, un paragraphe dépoussiéré et rafraichissant du recueil « La peur » de ce même S.Z., après les chaleurs presque étouffantes de ces derniers jours :
« Un petit éclair blanc donna le signal ; aussitôt, dans un roulement de tambour, et tombant en trombes, les vitres pleurèrent sous le crépitement meurtrier des humides projectiles ; en signe de capitulation, la locomotive inclinait vers le sol son panache gris. On ne voyait plus rien, on n’entendait plus que le grondement irrité de l’averse sur le verre et l’acier, et, comme une bête pourchassée, la locomotive filait sur les rails étincelants pour échapper à l’orage. »
23:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : stefan zweig, khalil haoui
15.05.2009
Non lecture

Illustration de la couverture du livre
En partance à la découverte d’un livre à se mettre sous « la dent », il est souvent donné de faire la rencontre d’introductions comme celle-ci :
« Qu’est-ce qui définit le caractère érotique d’une situation ? Pourquoi un viol est-il traumatisant ? Pourquoi la séduction est-elle indispensable à l’érotisme ? Pourquoi l’amour se greffe-t-il sur la plupart des relations sexuelles ? Pourquoi la censure cinématographique considère-t-elle les représentations sexuelles comme plus traumatisantes que celle du meurtre ? Pourquoi les passions sexuelles sont-elles aussi puissantes ? Pourquoi la nudité publique est-elle presque toujours pénalisée ? Pourquoi la sexualité, comme le langage, apparaît-elle dans tout groupe humain, indépendamment de sa culture ? Pourquoi, si elle n’est pas toujours génitale, est-elle toujours transgressive ?... ».
Alors, des doutes viennent à l’esprit, des hésitations mêmes se dessinent quant à l’opportunité d’une telle (incertaine) lecture, et pour cause. Loin du champ savant vers lequel les questions posées veulent renvoyer, il semble (et à chacun) avoir déjà eu des bribes si ce n’est des pans entiers à offrir comme réponses, sans prétendre égaler la science de l’auteur, ni préjuger de la valeur de son écrit. Pour faire plus court, je ne pense pas dans mon état actuel, avoir besoin des lumières de ce livre, mes rudiments suffisent pour le moment, je me satisfais du peu à attribuer au « caractère érotique d’une situation », de ma solide conviction que « le viol est traumatisant », que « la séduction est indispensable à l’érotisme »…
C’est grave docteur ?
PS : Cette réflexion m’a été inspirée après avoir eu connaissance de l’introduction du livre de Philippe Laporte intitulé « L’érotisme ou le mensonge de Freud ».
00:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : lecture
14.04.2009
La foire du livre avant l’heure à la rue des tanneurs

Pour cinq (5) modiques dinars, deux beaux titres, « Les faux-fuyants » de Françoise Sagan et « La voyeuse interdite » de Nina Bouraoui.
19:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françsoise sagan, nina bouraoui
13.10.2008
Amélie Nothomb
Je n’arrive pas à dormir, je me lève, rallume la télé, me branche comme d’habitude à une chaine musicale, pas besoin d’images, j’en ai rien à cirer, autour de moi, des restes de soir pas encore ramassés, le journal du dimanche, les mots croisés inachevés, et Amélie Nothomb dans ma tête, dont le dictionnaire en ligne continu de me souligner en rouge son nom comme mot inconnu, cette Marguerite Duras des temps actuels comme se plait à qualifier mon ami réel, est considérée comme une naïve des temps aussi actuels par mon amie virtuelle. Pourquoi Amélie Nothomb à cette heure ? C’est parce qu'il ne m’a pas fallu plus de quelques heures pour venir à bout de son succulent, délicieux roman « L’attentat » et demain matin, même si je serai avec cette insomnie, assez mal au point, sur la route, certes conduit par mon co-voiturier, donc pas au volant, j’entamerai la lecture de « L’antéchrista ». Ces deux titres trouvés sur le web en PDF et imprimés sur du papier A4 sont une manne du ciel pour me faire découvrir cet écrivain à moindre frais, et puis pourquoi attendre, on est déjà demain, autant commencer dés maintenant cette lecture…
01:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : insomnie, lecture
10.06.2008
Les nuits difficiles
20:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dino buzzati
09.10.2006
« L’amande » de Nedjma
Viens de terminer « L’amande » de Nedjma…
Lecture licencieuse, luxuriante de tant d’amour charnel, douce-amère mais euphorisante par ces temps…
« L’amande » fruit niché là où je ne peut vous en parler entre un coucher et un lever, cela serait assez court pour le parler…
Franchise d’une femme marocaine jamais rencontrée entre minarets et sous les ombres de nos oliviers…
Audaces et phrases salaces pleines de forces, remplies de tristesses après chaque jouissance et monté en apothéose…
23:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02.09.2006
Deux mille ans…sans pub
« On ce temps là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts de bus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame.
…
L’homme étai entré dans la caverne de Platon. Le philosophe grec avait imaginé les hommes enchaînés dans une caverne, contemplant les ombres de la réalité sur les murs de leur cachot. La caverne de Platon existait désormais : simplement elle se nommait télévision. Sur notre écran cathodique, nous pouvions contempler une réalité « Canada Dry » : ça ressemblait à la réalité, ça avait la couleur de la réalité, mais ce n’était pas la réalité. On avait remplacé le Logos par des logos projetés sur les parois humides de notre grotte.
Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là. »
Frédéric Beigbeder
99 francs
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11.08.2006
Brasilia café
« Quand on a vingt ans, les cheveux au vent, à lire tout ce qui nous tombe sous la main, assoiffé de littérature, de cinéma, de musique, de soleil, de sexe et de liberté, on se prend à croire que la vie s’arrête là, au seuil d’un bistrot unique, fréquenté par les romantiques de tous bords, et que ni le temps ni la vieillesse n’ont désormais plus de prise sur nos existences. Nous étions comme des dieux protégés de l’égrènement des heures et de la souffrance, immortels dans notre fièvre et notre infinie générosité. »
Brasilia café – CERES Editions
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