08.04.2008

Dérapage

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Sam Knight – Sans Titre

 

Un jour sur la route sinueuse de mon village, roulant pourtant à une vitesse raisonnable, dans un instant de distraction,  mon pneu avant droit est sorti du bitume, et pour ramener mon véhicule sur la route j’ai fait un coup assez brusque du volant. La voiture est allée directement sur sa gauche, effectuant presque un demi-tour, j’ai essayé de la ramener vers la droite, ce qu’elle a fait mais en prenant une amplitude plus large que celle voulue par ma pensée. Beaucoup de poussière s’est élevée en sortant totalement de la route, et la voiture a tourné trois fois sur elle même avant de s’immobiliser, le moteur calé. Je n’avais rien réalisé de mon dérapage. Des enfants de la ferme à quelques centaines de mètres de mon lieu de crash, sont accourus pour me voir sortir titubant et haletant. A l’époque je venais juste d’avoir mon permis de conduire, et chaque fois que je voyais un paysage champêtre comme celui ci, ce souvenir remontait à la surface.

 

 

02.04.2008

Simplement une histoire d’O


 

 

728463149.jpgGeorges Cohen - Canoé
 
Ce ci marge-ou-grever m’a rappelé cela, de mes archives cet écrit du 11-04-2006, dans un de mes défunts blogs.
 

Construire sur l’eau

Eriger des murs, mettre ces fenêtres

Et habiter dans l’eau

Pour que l’après vie ne soit plus

Un tas de gravas de pierres

Marcher sur l’eau

Tant que t’es pur, parait-il…enfin

Tant que ta conscience est limpide

Naître dans l’eau

De l’onctuosité de l’extase charnelle

Au liquide originel

Se rafraîchir par l’eau

S’asperger, boire et faire boire

Des perles d’eau

Levons nos mains

Et faisons allégeances à l’eau

 

17.03.2008

Miroir d'eau

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Julie Rey
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Xavier Rey
J’y ai été un jour au bord de ce miroir d'eau…Un an déjà…

16.03.2008

Je sors

Les dimanches après midi ne sont pas indiqués pour rêvasser si ce n’est ce ciel mi-bleu mi-laiteux et un temps assez venteux pour espérer une flânerie ailleurs que dans sa mémoire. Après les mots fléchés, le verre de thé, me suis trouvé à penser à un temps, se situant au dessus des soupçons et surtout pas si loin des heureux vingt ans. Des années sans grandes contrariétés ou presque, où l’argent était souvent rare certes mais avec le cœur toujours léger, un rien l’enrichissait, gratifiait et embellissait de beaux et jouissifs instants que procuraient les rencontres. En ces temps là, on s’aimait si fort, et pourtant faisait que se voir au début de chaque soir dans les rues d’une ville hospitalière tant que nous nous trimballons dans ces rues en parfait inconnus et sans la crainte de tomber nez à nez avec un père, un frère, un oncle ou même un lointain cousin. Chaque perron d’un immeuble, chaque réverbère éteint, chaque coin de rue plongé dans l’obscurité, offrait des rares, électriques et baveux délices dans des étreintes et longs, longs fougueux baisers. Parler de ces années, revenait à remonter le temps aux délices des souvenirs où étudiants, usant jusque la corde  nos Jeans par tout les temps sur les marches du théâtre municipal t’attendant, attendant ta venue pour donner le coup d’envoi à la plus folle des évasions, et partir courir une partie de la nuit…

Trêve de nostalgie, je sors faire un tour avec mon appareil photo sous le bras…